Tertullien, Ad uxorem, n, 3, P. Z. , t. i, col
6. S. Ambroise, Exhort. virg.> I, vi, 36, P. Z., t. xvi, col. 362.
7. Philosophumena, 1. IX, c. xn, P. G., t. xvi ter, col. 3385. Cf. H. Leclercq, dans le Dictionn. d'arch. chrét., t. i, col. 2862.
8. Athénagore, c. xxxm, />. G., t. vi, col. 965 ; Clément d'Alexandrie, Stro-
en fait le premier titre d'honneur du grand évêque Méliton, « le saint eunuque. » La liturgie du VIIIe livre des « Constitutions apostoliques » recommande les « eunuques vivant dans la sainteté et ceux qui mènent une vie continente et religieuse : Ousp eûvoux^v àaltùç 7rop£uo[xévov SeY|6ô>^av, C>7rèp xôv èv iyy.p3.xzlq xai eùXaêsi'a Ser,6û[x£V. »
Au commencement du 111e siècle, Tertullien attire l'attention d'un homme qui voulait se remarier sur la beauté du célibat ecclésiastique. « Combien en voyons-nous, dit-il, dans les ordres sacrés, qui ont embrassé la continence, qui ont préféré se marier à Dieu, qui ont rétabli l'honneur de leur chair et, fils du temps, se sont sacrés pour l'éternité, mortifiant en eux la concupiscence du désir et de tout ce qui exclut du Paradis 4. » Origène, malgré sa pensée toujours encombrée de tirades symboliques et son langage mal dégagé des obscurités de l'école alexandrine, nous offre un utile témoignage quand, après avoir fait remarquer que les prêtres de l'Ancien Testament n'étaientpas tenus à la pratique de la chasteté perpétuelle, il ajoute : « Je me garderai bien d'appliquer cette explication aux prêtres de la loi nouvelle 2.» D'où l'on peut conclure que les prêtres chrétiens observaient à perpétuité la continence.
Au IVe siècle, l'historien Eusèbe aborda dans sa Démonstration evangélique la question de savoir pour quelles raisons la procréation des enfants est moins en honneur sous le Nouveau que sous l'Ancien Testament et il observa que « la continence convient aux prêtres et à tous ceux qui sont employés au service du Seigneur : îepwfxévouç... àvéxetv Xoiubv erqpâç aùtoùç upoo-rp xet ty}ç Yafjuxf|ç 6[xiXtaç 3. » Quelques années plus tard saint Cyrille de Jérusalem écrit que « celui ( évêque, prêtre ou diacre ) qui veut servir comme il convient le Fils de Dieu, s'abstient de toute femme : d yàp 6 tô> uîû xaXwç {epocTauwv ànéytxau yuvouxdç *. » Enfin, vers l'an 400, l'auteur de la Constitution apostolique égyptienne déclare qu' « il est beau que l'évêque ne soit pas marié, ou du moins n'ait qu'une femme 5 » et un peu plus loin, se ravisant, elle proclame qu'« il faut que les prêtres s'abstiennent en quelque manière, Tp(i7ua) xtvî, de tout commerce avec les femmes 6.»
A la limite du ive et du Ve siècle, nous rencontrons un témoignage capital, celui de Synésius, évêque de Ptolémaïs. Ce philosophe avait été ordonné sans son consentement évêque de Ptolémaïs. Il raisonna son cas et
mata, 1. III, c. xn, P. G., t. ix, col. 317 sq. ; Constit. apost., 1. VIII, ex, édit. Funk, 1906, t. 1, p. 490.
1. Tertullien, De exhortations castitatis, c. xm, P. L., t. il, col. 930.
2. Origène, In Leviticum, homil. vi, c. vi, P. G., t. xn, col. 474.
3. Eusèbe, Demonstratio evangelica, I, I. c. ix, P. G., t. xxii, col. 81.
4. S. Cyrille de Jérusalem, Cateches., XII, c. xxv, P. G.f t. xxxm, col. 657.
5. Constitutiones per Clementem et ecclesiastici S8t apostolorum canones = Apostolische Kirchenordnung, xvij 2.