d., xvin
écrivit peu après une lettre importante parce qu'elle nous montre tout ensemble deux aspects de la situation. On y voit 1° que l'usage était établi, en Egypte, vers l'an 400, que les évéques vécussent dans la continence, mais 2° que ce n'était encore qu'un usage et non pas une institution générale. « Je ne puis, écrit Synésius, cacher àmon frère ce que je veux que tout le monde sache... Dieu, la loi et la main sacrée de Théophile (évêque d'Alexandrie) m'ont donné une épouse. Or, je déclare hautement que je n'entends ni me séparer d'elle, ni avoir avec elle des rapports clandestins à la manière des adultères. La séparation serait impie; les rapports clandestins seraient contraires à la règle du mariage. Je veux donc avoir d'elle de nombreux enfants l. «Vers le même temps saint Jérôme, dans la réfutation de l'hérétique Vigilance, ennemi déclaré du célibat ecclésiastique lui écrit : « Que deviendraient (dans votre système) les Églises d'Orient ? Que deviendraient les Eglises d'Egypte et de Rome, qui n'acceptent que des clercs vierges ou continents, ou qui exigent, quand elles ont affaire à des clercs mariés, que ceux-ci renoncent à tout commerce avec leurs épouses 2 ? »
Tels sont les principaux parmi les textes aujourd'hui connus à l'aide desquels on peut montrer que la pratique du célibat ecclésiastique fut en usage parmi les chrétiens, principalement dans le clergé, longtemps avant d'être rendu obligatoire.