‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 515 sur 544 · iàXurra O7ro"j àxpiêeïç xavdveç oî èxxXYi<rta<rrixoÉ · texte numérisé non relu

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4. Funk, Kirchengeschichtliche Abhandlungen und Untersuchungen, t. i. p. 131-134 ; Vacandard, Etudes de critique et d'histoire religieuse, p. 88.

5. S. Jérôme, Adw Vigilantium, c. Il, P. L.f t. xxm, col. 142.

6. S. Denys d'Alexandrie, dans Eusèbc, IJist. eccles., 1. VI, c. nul, P. G., t. Xx, col. 613.

corps *. C'est d'autant moins probable que pendant l'interrogatoire le juge dit à l'évêque : « Ta malheureuse épouse te regarde. » Et un instant après Philéas est entouré, on le presse d'avoir égard à son épouse, pitié pour ses enfants. Sous Dioclétien, l'évêque de Sirmium, Irénée, homme jeune, marié, père d'enfants en bas-âge, est arrêté et mis en jugement. On voit alors son père et sa mère, sa femme, ses enfants qui se jettent à ses pieds et le supplient de demeurer avec eux 2.

Des faits si bien attestés sont le meilleur commentaire des textes peu précis et susceptibles d'interprétation, comme par exemple cette lettre de Denys de Corinthe à l'évêque et aux fidèles de Cnosse dans l'île de Crète, lettre perdue et dont nous ne savons que ce qu'en dit Eusèbe. Denys engageait son collègue, rigoriste exalté, de considérer la faiblesse de certaines gens et de ne pas imposer généralement aux fidèles (toï; à8eX<poiç ) le fardeau trop pesant de la chasteté 3. D'autres faits nous assurent que l'usage de la vie conjugale n'était pas rare ni déconsidéré au 111e siècle et jusque vers le temps de la Paix de l'Eglise. Outre les exemples de Philéas et d'Irénée de Sirmium nous mentionnerons celui de saint Grégoire, évêque de Sasime, qui engendra son fils le futur Grégoire de Nazianze étant déjà promu à Pépiscopat 4, et nous rappellerons l'allusion faite par saint Athanase dans sa lettre au moine Dracontius, relativement aux évêques mariés et pères de famille : Sunt quoque ex episcopis multi qui nunquam nupscrint ; monachi autem reperiuntur qui filios suscepere : quemadmodum vicissim episcopos filiorum parentes et monachos vero nullam vostcritatem liabuisse cernimus 5.

En regard des textes d'où on a prétendu tirer argument en faveur d'une loi positive du célibat dès les temps apostoliques, nous devons citer les paroles de Clément d'Alexandrie, vers le début du 111e siècle. Après avoir rapporté les paroles de saint Paul exprimant le désir que les jeunes filles se marient 6, il ajoute : « L'Eglise admet fort bien l'homme d'une seule femme, qu'il soit prêtre, diacre ou laïque ; s'il use irréprochablement du mariage, il sera sauvegardé en engendrant des enfants : val t^v xal tov Tf,ç [xia; yuvaty.bç avSpa rcàvu à7ro8ej££Tac, xàv Tcpea-ëutepoç Y) xav Siàxovoç xav Xaïxbç, àvcTCiXïjTCTo; ya^'o jrpwjxsvo;, <7u>9r,a£Tac 8è 8ià tt(ç Texvoyoviaç 7. »

1. Eusèbe, Ilist. eccles , 1. VIII, c. îx, P. G., t. xx, col. 750 ; Acta S. Philèse et Philoromi, 1, 2, dans Ruinart, Acta sincera, p. 549-550.

2. Passio S. Irenœi, episc. Sirmiensis, 2, dans Ruinart, op. cit., p. 433.

3. Eusèbe, Hist. eccles., 1. IV, c. xxm, P. G., t. xx, col. 385.

4. Grégoire de Nazianze, Carmen de vita sua, vs. 512 sq., P. G., t. xxxvn, col. 1033, 1064 sq.

5. S. Athanase, Epist. ad Dracontium, c. îx, P. G., t. xxv, col. 533.

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