‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 4)Chapitre 518 sur 544 · Mansi, Conc. ampliss. coll., t. m, col · texte numérisé non relu

Mansi, Conc. ampliss. coll., t. m, col

YêYa(xy)Xùcriv étspat; <7Vfi.7rXéxe(70ai, àXX' àpxewrOai y] exovTeç yjXôov eut ttjv x^po^ovs'av 1.» Ce texte prend toute sa valeur dès qu'on le rapproche des canons cités plus hautd'Ancyre et de Gangres. Mais il nous reste à citer deux textes disciplinaires qui suffiraient à eux seuls à montrer combien longue et tenace fut la résistance au mouvement de ferveur qui poussait à l'introduction de la continence obligatoire pour les clercs mariés. Le6e canon apostolique défend formellement à 1 evêque, au prêtre ou au diacre de se séparer de sa femme en l'éloignant de lui sous prétexte de piété ; la violation de ce canon entraîne l'excommunication i èîcitfxoTïoç -\ Kptdtôtsptç rt Siàxovo; ttjv éauroû Ywatxa jay) êxëaXXéTto upoçàcet sùXaêeiaç èàv 8e èxêàXXïj àçopc^éaOw È7U|iivwv 8é, xaôaipstdôw 2. Les canons d'Hippolyte disent de leur côté : Presbyter, cujus uxor peperit) ne segregetur 3 * De tous ces textes nous sommes en droit de conclure, que généralement, sauf exceptions locales inconnues et probablement peu nombreuses, le droit d'user du mariage était reconnu au clergé tant en Orient qu'en Occident, au moins jusqu'au IVe siècle et, à partir de cette époque, la concession se restreignit peu à peu à mesure que prévalut l'obligation du célibat et s'établit l'institution qui l'imposa et le réglementa.

l'interpellation de l'évêquë papr-nuce au concile de nicéë

Nous venons de rappeler la nécessité, dans la question qui nous occupe, de sérier les témoignages d'après leurprovenanceetainsi nous avons constaté une quasi-unanimité. Cependant on s'aperçoit que plus ou moins de bonne heure, suivant les provinces, les divergences disciplinaires s'accusent nettement. « En Orient, dit l'historien Socrate, tous les prêtres illustres, voire les évêques, ne sont contraints par aucune loi à s'abstenir de leurs femmes, s'ils veulent user des droits que leur confère le mariage ; un grand nombre parmi eux, même durant leur épiscopat, ont des enfants de leur épouse légitime. Mais j'apprends qu'en Thessalie s'est introduite une autre coutume ; là, si un clerc dort avec une femme qu'il avait épousée étant laïque, il est déposé de ses fonctions, l'auteur de Cette loi ou plutôt de cette coutume est un évêque de Trikka, Héliodore. On observe la même règle à Thessalonique, dans la Macédoine et dans l'Hellade 4. » Cette discipline diffère assez de celle dont témoigne la lettre citée plus haut de l'évêquë SynésiUB. Mais il faut se rappeler que Synésius appartenait au diocèse d'ftgypte, tandis que Socrate nous parle ici de ce qui se pratique dans le diocèse d'Orient.

1. Constit. apostol., 1. VI, c. xvn, édit. Funk, 1906, p. 339-341.

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