Id.. t. vi, col. 441, Conc. Arausicanum,, 441, can
sur toutes les églises particulières. Cette autorité suprême réside dans le pape ou, en cas de vacance du siège apostolique, dans le corps de l'Eglise ; mais la vacance du Siège apostolique ne laisse personne autre que l'Église universelle pour opérer juridiquement la transmission du pouvoir suprême sur le coadjuteur que le pape défunt se serait choisi et ce pouvoir appartenant alors à l'Eglise, il va de soi qu'elle possède de même le pouvoir de ne pas ratifier l'investiture anticipée 4, en d'autres termes de supprimer le droit à la succession et d'annuler la volonté du défunt auquel elle succède transitoirement de plein droit. Par suite, la désignation d'un successeur sera illusoire dans ce sens que la transmission du pouvoir suprême ne se fera pas pour lui aux mêmes conditions que la transmission du pouvoir épiscopal dans une Eglise particulière. Dans ce dernier cas le pape préside à cette transmission précédemment agréée par lui, dans le premier cas la puissance gouvernementale de celui qui a fait le choix, loin de présider à la transmission, est anéantie dans la personne de son possesseur et transférée à l'Eglise universelle. Cette distinction paraît avoir été faite de bonne heure par les papes qui se sont rendu compte des inconvénients et des périls qui pouvaient naître d'une désignation à laquelle ils ont recouru dans des cas exceptionnellement rares. Le chapitre Si quis papa2... tiré du concile romain de 498 est très instructif: on y lit ceci :....si quis presby ter, aut diaconus, aut c 1er icus, papa incolumi et eo inconsulto, aut subscriptionem pro romano pontificatu commodare, aut pyctacia promittere, aut sacramentum prsebere tentaverit, aut aliquod certe suffragium polliceri, vel de hac causa privatis conventiculis factisy atque decerncre, loci sui dignitate, atque communione privetur. L'expression eo inconsulto a été torturée afin de lui faire dire que le pape peut procéder lui-même à la nomination de son successeur 3 ; même après cette opération le texte se montre rebelle à une telle interprétation. Le pape Symmaque laisse entendre qu'il peut y avoir lieu de préparer la promotion du pape futur : il affirme son droit d'intervention, mais s'oppose à toute entreprise portant sur la désignation individuelle de son successeur. Les prétextes ne lui eussent pas manqué, eu égard aux brigues dont le pape était averti, cependant il ne sortit pas de la plus extrême réserve. Il est vrai qu'on a cru voir une recommandation vague dans l'amitié flatteuse témoignée par Symmaque à Hormisdas ; ce sont là des découvertes
1. Un des exemples les plus connus de cette suppression du droit de succession, sans indignité de la part du coadjuteur, est celui de Mgr Errington, coadjuteur du cardinal Wiseraann, remplacé par Mgr Manning et envoyé en qualité de prêtre de paroisse dans l'île de Man.