QUINZIÈME SESSION. LES CANONS
accusé de simonie Ibas, évêque d'Edesso, et cet incident avait peut-être donné occasion h ce canon, inséré au Corpus juris cano~ nici, caus. I, q. i, c. 8. 1.
G an. 3.
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Il est venu à la connaissance du saint concile que quelques membres du clergé, par un honteux esprit de lucre, louent des biens étrangers et se chargent, moyennant rétribution, d'affaires temporelles, et que, méprisant le service de Dieu, ils fréquentent les maisons des gens du monde et se chargent, pour gagner de l'argent, de la gestion de biens. Aussi le saint et grand concile a-t-il décidé qu'à l'avenir aucun évêque ou clerc ou moine ne devait louer des biens ou se mêler d'affaires, ou entreprendre la gestion de biens temporels ; on excepte cependant le cas où on se trouve obligé par la loi d'accepter la tutelle de mineurs, ou bien lorsque l'évêque de la ville charge, pour l'amour de Dieu, quelqu'un du soin des affaires des orphelins, ou des veuves sans défense, ou des personnes qui ont plus particulièrement besoin des secours de l'Eglise. Si, à l'avenir, quelqu'un enfreint cette ordonnance, il doit être puni par des peines ecclésiastiques.
Ce canon inséré au Corpus juris canonici. dist. LXXXVl, c. 26, est une répétition presque verbale du second des décrets proposés
li L'égalité de traitement que le canon prescrit entre moines et laïques s'explique par le fait que les moines de cette époque étaient presque tous laïques ; on les traitait donc par une discipline unique et différente de celle qui s'appliquait aux clercs, suivant ce que dit saint Jérôme, Epist.t xiv, 8 : alia monachorum est causa, alia clericorum, (H. L.)
LIVIIE XI
au concile par l'empereur Marcien lors de la vie session 1 ; le concile y fait cependant les additions suivantes : a) un clerc n'acceptera la tutelle des mineurs, des veuves et des orphelins, que dans le cas où la loi lui en ferait une obligation stricte, b) ou bien lorsque l'évêque l'imposera explicitement ; c) ce qui ne pouvait avoir lieu que dans le cas où ces veuves et ces orphelins se trouvaient sans autre défense 2. Au moyen âge, le canoniste grec Zonaras se plaint