QUINZIÈME SESSION. LES CANONS
heureusement plus observée *, et Van Espen dit h son tour: « Plût à Dieu que, nous Latins, n'eussions pas à nous faire les mêmes reproches 2. »
Can. 4.
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Ceux qui mènent une vie véritablement monacale doivent être estimés comme il convient. Mais comme certains pour lesquels la vie monastique n'est qu'un prétexte, mettent le trouble dans les affaires de l'Église et de l'Etat, passent, sans distinction aucune, d'une ville dans une autre et veulent même se bâtir pour eux seuls des couvents, le concile a décidé que nui ne pourrait, en quelque endroit que ce fût, bâtir ou établir un couvent ou une église sans l'assentiment de l'évêque de la ville ; (en outre) que les moines du pays et de la ville soient soumis à l'évêque, qu'ils aiment la paix, ne s'appliquent qu'au jeûne et à la prière, et se fixent dans les localités qui leur sont assignées ; qu'ils ne se chargent pas des affaires de l'Eglise ou des affaires temporelles, qu'ils ne s'y intéressent pas et ne quittent pas leurs couvents, si ce n'est quand l'évêque de la ville le leur demande pour un cas de nécessité ; que dans les couvents on n'accepte aucun esclave pour devenir moine, sans la permission de son maître. Quiconque transgressera notre présente ordonnance doit être excommunié, afin que le
765) ; enfin le concile de Cloveshoe, en 747, canon H, défend aux clercs le négoce. (H. L.)
1. Cf. Beveridge, Synodicon, t. i, p. 1 13 sq. Cf. t. ' 11, Annotationes, p. 109 sq.