Les actes du concile et leur traduction
Les actes du concile de Chalcédoine, dont l'édition la plus complète se trouve dans les volumes vi et vu de la grande collection des conciles de Mansi (celle de Hardouin, t. n, est un peu moins [414] complète), sont très nombreux et très importants ; depuis l'édition des conciles donnée à Rome en 1608, on les divise d'ordinaire en trois parties; 1° les actes concernant le concile, mais qui l'ont précédé, par exemple les lettres du pape Léon et des empereurs
1. Tilleraont, Que le concile s'est tenu dans la nef de l'église plutost que dans le chœur, dans Mém. hist. ecclés., t. xv, note xliv, sur saint Léon. Tillemont ne doute pas que « le concile estoit hors de l'enceinte de l'autel. » Le nombre considérable des Pères présents n'eût pas permis en effet une autre disposition, car il ne s'agissait de rien moins que de loger environ cinq cents évêques, sans parler du personnel rigoureusement indispensable d'ecclésiastiques et d'officiers. Au sujet de ces derniers le texte confirme la disposition que nous adoptons comme la plus vraisemblable quand il dit que « les officiers étaient devant le balustre de l'autel. » On peut en outre se demander si la discipline eût permis que des laïques — et il s en trouvait siégeant au concile — à l'exception de l'empereur, siégeassent dans l'enceinte de l'autel ou même dans celle du chœur. Le P. Garnier a expliqué l'emploi de secretaria par Liberatus comme d'une coutume du barreau, où l'on appelait secretaria les lieux où les juges rendaient leurs arrêts, ainsi qu'on le peut voir dans plusieurs actes des martyrs. On finit par prendre ce terme pour exprimer ce qui se faisait dans le lieu même. (H. L.)