‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 108 sur 505 · H\ IIE XXXI · texte numérisé non relu

H\ IIE XXXI

a, couLrc LouLc uLLcuLc, si graiulciuciiL pioLégc cL défendu l'Éj^lise. Vous savez, mes très chers frères, combien sont peu nombreux à notre épo(jiic les hommes qui aiment véritablement Dieu et son honneur, et préfèrent ses commandements à un avantage [84] temporel et à la faveur des princes. Mais celui qui ne rejette pas son peuple et (jui ramène tous les jours les pécheurs dans le droit sentier vous a regardés miséricordieusement, et, au grand avantage de beaucoup de peuples, vous a opposés à ses ennemis... Vous savez en effet, quels sont les maux inouïs que l'Église a dû supporter de la part du roi, et la ruine ([u'il lui préparait. Lorsque je n'étais encore que diacre, j'avais déjà pressé le roi de s'amender, et depuis que je suis évêque, je l'y ai de nouveau exhorté par l'intermédiaire d'hommes pieux. Vous savez, et le monde entier sait comme vous, les réponses à mes avances, le mal rendu pour le bien et l'effort tenté pour déchirer l'Eglise. Néanmoins, comme il est de notre devoir de haïr non les méchants, mais le mal, afin que ces méchants se convertissent, nous vous engageons et prions de chercher de nouveau à l'arracher des mains du démon et de le décider à faire pénitence, afin que nous puissions le rétablir dans le sein de l'Eglise... S'il ne vous écoute pas et s'il ne prête l'oreille qu'à ceux qui sont déjà depuis longtemps excommuniés pour simonie, nous trouverons des moyens pour venir en aide à l'Eglise universelle qui menace ruine. Toutefois, si l'un de ceux qui auparavant aimaient mieux obéir au roi qu'à Dieu, vient à se convertir, vous le recevrez dans l'Eglise en vertu de l'autorité de saint Pierre... Quant à ceux qui persistent à rester en communion avec le roi, vous ne devez avoir aucun rapport avec eux jusqu'à ce qu'ils s'amendent. Dieu m'est témoin que je ne suis poussé par aucun intérêt mondain, mais uniquement par le sentiment du devoir, en procédant ainsi contre des princes coupables et des prêtres sans piété. »

Un mois plus tard, le 25 août 1076, Grégoire écrivit à Hermann, évêque de Metz, qui l'avait questionné notamment sur la possibilité de l'excommunication royale. Il ne s'agissait plus de la question traitée dans rylu(iM'i7?iMS. Là, Grégoire s'était proposé d'énumérer les fautes d'Henri, qui lui avaient valu l'excommunication; maintenant il s'agissait d'une question de principe. Le pape répond par l'affirmative, et se base d'abord sur des faits historiques ; il cite eu particulier le pape Zacharic et saint Amljroise : le premier

Page 1