‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 124 sur 505 · I\KK XXXI · texte numérisé non relu

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Sur ces enirefaites, Rapoto, que Grégoire avait envoyé en Allemagne, avec la lettre Quoniam pro amore ^, était revenu de sa mission et avait remis au pape une invitation pour se rendre à Forschheim ^. C'est dans cette ville, en eiïet, que les princes allemands avaient fixé la réunion d'une nouvelle diète pour le 13 mars 1077, la diète d'Augsbourg n'ayant pu avoir lieu en l'absence du pape et du roi. Le chroniqueur Berthold prétend qu'à cette même époque, le roi Henri reçut une nouvelle lettre de son beau-frère Rodolphe, duc de Souabe, lui disant de ne pas aller en Allemagne avant d'avoir envoyé sa mère ou le pape pour calmer les princes avant son arrivée Gfrô-

tégrés dans le sein de l'Église comme le l'oi lui-même, ils se hâtèrent de venir le retrouver et de lui faire escorte. ;> Lambert, Annales, ad an. 1077, dans Mon. Gain, hint., Script., t. v, p. 261. (H. L.)

1. Regislnim, 1. IV, n. 12 ; Mon. Gregor., p. 256 ; Reg. pont, rom., n. 5017. (H. L.)

2. La nouvelle de l'évasion de Spire du roi Henri IV et de son voyage en Italie afîola les princes allemands ; le récit de Canossa les ahurit et les terrifia : le roi était relevé de l'excommunication; ainsi la lutte avec lui allait recommencer, plus âpre et sans merci. La lettre du pape et les commentaires qu'y ajoutait son

porteur Rapoto tendaient à convaincre les princes que l'affaire demeurait en suspens.Malgré tout, c'était quelque chose que cette levée de l'excommunication sur laquelle les princes comptaient comme sur une sorte de guillotine sèche qui devait les débarrasser d'Henri. Vers la mi-février, une assemblée se tint à Ulm, peu nombrexise par suite de la rigueur de l'hiver. Rodolphe de Souabe, Welf de Bavière, Berthold de Corinthie, l'archevêque de Mayence, les évêques de Wûrzbourg et de Metz étaient présents, qui fixèrent une nouvelle assemblée à Forschheim, le 13 mars suivant, Berthold, dans Mon. Germ. ]iist., Script., t. v, p. 291; Lambert, dans Mon. Germ. hisi., Script., t. v, p. 262; Paul deBernried, c. lxxxviii, dans Watterich, Vitae pontij. rom., t. i, p. 526. (H. L.)

3. Rapoto aurait été, à son retour, porteur d'une lettre des princes conseillant au pape de ne venir en Germanie qu'avec le concours du roi, sinon de se contenter d'envoyer des légats. Le même Rapoto était porteur de la lettre conseillant à Henri de se faire représenter à Forschheim par sa mère, Agnès : nuntium direxit eum, nimis ohiiixe et dignanter ohsecrans, ne ipse omnino in Theutonicas partes venirel prius quamaut papam sive imperatricem illuc prœmitteret qui ipsi dignam susceptioncm et pacificam sfudiose pnepararent. Berthold, Annales, ad ann. 1077, dans Mon. Germ. hist.. Script., t. v, p. 291. Tout cela est un peu louche. Il ne fallait pas être très perspicace pour comprendre qu'Henri IV n'accorderait jamais son concours à un déplacement du pape, ayant son plus évident intérêt à tenir celui-ci isolé de la diète ; si on ne voulait pas du pape à Forschheim parce qu'on le jugeait engagé depuis Canossa avec le roi, on le lui faisait assez entendre, d'autant que si on eût voulu l'y voir à tout prix, rien n'était plus simple q>ie d'aller le chercher à la ironliore do la Lombardie, Grégoire, qui avait si obstinément remis la solution du conflit à la diète impériale, s'en trouvait

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