Au concile de février-mars
Henri fait garder tous les défilés ? De tels procédés ont exalté l'audace des partisans d'Henri pour le plus grand malheur de l'Allemagne ^
A cette lettre d'avril 1078, Grégoire répondit le l^^" juillet, exposant une solution à l'aniiable du conflit, recommandant de ne pas empêcher la réunion de la conférence et protestant de son impartialité -.
Mais déjà Rodolphe avait conclu des alliances secrètes [^221 avec les rois de France, de Hongrie, et d'autres princes ^, à l'aide desquels il espérait mettre fin au conflit par une vicloire. Peut-être fut-ce pour donner des gages aux envoyés étrangers que, le 27 mai, Rodolphe se décida, à Goslar, à ouvrir la campagne, vu que Henri voulait empêcher la réunion de la conférence demandée par le pape. De son côté Henri avait fait ses préparatifs, et réuni une armée, composée de paysans de la Souabe, de la Franconie et de l'Alsace, qu'il avait excités contre leurs seigneurs, gagnés par des promesses de liberté, et armés. Le 7 aoul 1078, à Mclrichsladt, en Franconie, se livra une rude bataille, sans résuUats décisifs. iNombre de ]>ers(»nnages furent massacrés, d'autres faits prisonniers, parmi lesquels Bernhard, légal du pape, et Siegfried, archevêque de Mayence^; une multitude de fuyards
1. Bruno, De bcllo Suxonico, cviii, dans Mon. (îciin. Iii.sl., Scripl., t. v, p. 371 ; incomplet dans Mansi, op. cit., t. xx, col. 387 ; P. L., t. clxviii, 562 sq. Sur la clironologie des cinq lettres adressées au pape par les rodolphiens, et. Sten/el, oj). cit., t. II, p. 153 sq.; Floto, op. cit.. t. ii, p. 189.; Giescbrecht, Geschichie der deidschen Kaiserzeit, 4^ cdit., t. m, p. 1149 ; O. Delarc, t. m, p. 418-422. (H. L.)
2. Regislnirn, 1. VI, n. 1, Mon.Gregor., p. 321 ; Bruno, De bello Sa.vonico, c. cxiii, dans Mon. Germ. hist., Script., t. v, p. 375 ; Beg. pont, rom., n. 5080, datée de Capoue. (H. L.)
3. Berthold, dans Mon. Geint. Iii.^l., Sriiiil., I. v, ji. 311 : Illuc ad eiuniRudoI/um) legali Philippi régis Galliaruni et Fladiitingonun et Lolharingorum qitani phiiiiini, nec non régis Ungarioruni adjutorium ipsi, propter Deuin et sancluni Pelrum, ad de/enslonem sanctie ecclesiœ et rcgni toliiis TJieutonicoruni, sittdiosissitne promiltenliinii adveneranl ; quamvis non ila, ut pioniissuni est, onmino perficerent. (II. L.)
4. Légat pontilical, archevêque, gens d'église ne s'étaient sans doute jamais trouvés à pareille fête, ce fut un sauve-qui-peut général. Le moine Bruno ne peut retenir un sourire : Quos onmes, quia inelius sciebant psalmos cantare eo quod nutriti sub religione essettt, quam legiones armatas ad bella disponere, solo visu prœliantium versos in fugatu, tanta multiludo sequitur ut rex totum exercitum penitus fugœ se dédisse arbitrarelur.Bruno,De bello Scuvonico, xcvi,daiis Mon. Germ. hist,. Script., t. v, p. 367. Cette fuite provoqua une panique et la débandade ; Rodolphe lui-mènic fut enlraîné par le lorrcnl. Mais pendant ce temps deu.\