DÉBUTS DE GRÉGOIRE Vil
demande dos episcopi GaUiarum. Lamberl no, fait: qno répéter ce que nous savons sural)ondamment, à savoir que le derfré dissident combattait le parti de la réforme en s'appuyant sur la puissance royale à laquelle il attribuait des droits abusifs. La Vita Alexandri H nous renseigne mieux sur ce point que le récit de Lambert. On y peut lire, en efTet, au sujet de l'examen de l'élévation de l'antipape Cadaloiis : Venientes autemadeam (l'impératrice Agnès) suggesserunt ei, quod filins ejus ita in honore Patriciatus deheret succedere, nient in regia dignitate. Prseterea inipudenter asserehant, quod Nicolaus Papa statuerai in decretis suis quod nullus deinceps haheretur Episcopus, nisi prius eligeretur ex consensu régis ^.On ne peut prendre en considération ces démonstrations d'un zèle qui, sous le couvert de la piété, n'avait d'autre but r[ne de s'assurer l'impunité.
Bonitlîo rapporte que «le roi envoya à Rome Grégoire, évoque de Verceil et chancelier d'Italie, confirmer le nouveau pape et assister à sa consécration ". » La contradiction entre Bonitho et Lambert au sujet de la personne chargée par le roi de confirmer l'élection, n'est qu'apparente, car, en combinant leurs récits, on voit qu'Henri envoya Eberhard enquêter sur place, et sur son rapport, chargea le chancelier de la confirmation. — En revanche il existe une irréductible contradiction sur la date. D'après Bonitho, Hildebrand aurait reçu l'ordination sacerdotale aux quatre-temps avant la Pentecôte (22 mai), et l'ordination épiscopale en la fote des apôtres Pierre et Paul le 29 juin 1073 ^, en présence de l'impératrice Agnès et de la duchesse