Voir
3. Benzo, dans Mon. Germ. hist.. Script., t. xi, p. 656 ; cf. t. xii, p. 10, 383; Bonitho, dans Mon. Gregor., [>. 677 ; Gfriirer, Gregor VII, t. vu, p. 810.
4. Bonitho, Liber ad Amicuni, 1. IX, dans Mon. Gregor., p. 677 : Post agrorum i'astationem et mulla et varia homicidia, post varias clades et ntiserias, qitas Romani, nolenles pseudo-papam suscipere, perpessi suiit, cum eodem rex Longobardiam infecio negocio rediit. Sur la présence d'Henri IV à Sienne, à Pise et à Lucques, en juillet 1081, cf. Stumpf Brentano, Die Kaiserurkunden, n. 2835, 2836, 2837, 2838, 2839. Les terres de la comtesse Mathilde furent assez éprouvées. Bardo, Vita S. Anselmi Lucensis, dans Mon. Gerni. hist., Script., t. xii, p. 19, nous dit que : Romano collecto igitur exercitu tendit atque primo mox ingressu, omnem furorem siium in supradictam dominam Malhildani convertit, i'illas inccndit, castclla diriiif, quve tamen, divina se protegente misericordia, non mimiurn detrimenti sustiimit. Cf,
une alliance contre Robert Gniscard et les Normands ^. Les Grecs, encore riches à cette époque, envoyèrent à plusieurs reprises de grosses sommes au roi, pour l'aider à continuer ses opérations militaires ; ces secours n'empêchèrent pas Robert Gniscard de remporter à Durazzo. le 18 octobre 1081, une victoire éclatante sur. les Byzantins - ; aussi le pape lui envoya-t-il ses félicitations et lui (lemanda-l-il de fournir sans délai à saint Pierre le secours qu'il lui avait i)romis et dont il était redevable ^. Mais le duc,
Donizo, Vita Mathildis, dans Mon. Germ. hist.. Script., t. xii, p. 383; Henri IV, pour dctaclier les villes de l'obéissance à la comtesse Mathilde, leur accorda des privilèges et un ensemble de libertés qui forment la base de leur grandeur municipale. Le privilège pour Lucques, rendu le 23 juin 1081, s'est conservé, cf. .1. Ficker, Forschungen ziir Reichs-uiid Rechlsgeschichle Italiens, t. iv, part. 1, p. 124, sq. (H. L.)
1. Alexis s'engageait à payer au roi d'Allemagne une somme de 144.000 pièces dor versée immédiatemenl, et une autre somme de 21 G. 000 pièces d'or lorsqu'il serait sur les terres de Guiscard ; F. Chalandon, Ifisl. de la domin. norm., t. i, p. 267. (H. L.)
2. F. Chalandon, op. cit., t. i. p. 270-271 : le même. Essai sur le règne d'Alexis I Comnènc, (1081-1118), iii-8, Paris, 1900, p. 79 ; B. Dentzer, Topographie der Feldzûge Robert Guiscards gegen das hyzantinische Reich, dans Festschrifl des geographischen Seminars der Universitât, in-8, Breslau, 1901. (H. L.)
3. Cette chronologie est simplifiée à l'excès. La tentative d'alliance entre Henri IV et Guiscard avait donné l'alarme à Grégoire VII qui en fut pour la peur. La ridicule promenade du roi de Germanie devant les murs de Rome pouvait paraître un échec, mais elle n'avait pas laissé de faire courir dans l'Italie méridionale le bruit de la chute de Rome et aussitôt tous les sujets du Normand qui n'attendaient que l'occasion formèrent, au dire de Pierre Diacre, le projet de se donner à Henri IV. F. Chalandon, Hist. de la domination normande en Italie et en Sicile, t. i, p. 272, croit cju'il faut entendre ce que nous dit Pierre Diacre seulement des Lombards des anciennes principautés de Capoue et deBénévent, car il ne semble pas que l'idée d'une alliance avec Henri IV soit venue aux villes du Midi. Les Normands eurent connaissance du projet de rébellion et entamèrent eux-mêmes des négociations avec Henri IV. Ce fut Jourdain de Capoue qui les dirigea. Dès que Grégoire VII en eut connaissance, il excommunia Henri, Jourdain et leurs partisans, Regislrum, 1. VIII, n. 49 (= IX, 26) ; Mon. Gregor., p. 501 ; Reg. pont, rom., n. 5235 ; Jourdain dlitinl de ICmpereur l'investiture de la principauté de Capoue. En Orient, Guiscard allait de succès en succès ; la victoire de Durazzo lui donnait toute rillyrie;en 1082, au printemps, il rouvrit la campagne, poussant sur Kastoria qui lui ouvrait le chemin de Byzance. L'empire grec semblait perdu, lorsque soudain des nouvelles venues d'Italie arrêtèrent li' duc dans sa marche offensive. Les intrigues d'Alexis Comnène avaient réussi à provoquer une insurrection formidable dans le duché de Pouille. Guiscard apprenait en même temps la révolte de la plupart de ses vassaux et l'apparition d'Henri IV devant Rome, prêt à se joindre à eux. Robert reçut