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En voici le principal passage : « Les deux partis s'accordèrcnl pour écarter les opinions privées, et n'accepter que des textes [179] d'autorités reconnues saintes ; quant à nous, nous nous proposions dès le début de prouver ce seul point : qu'il ne nous est pas permis de rester en communion avec ceux qui ont été excommuniés par un synode romain j^résidé par le pape, La séance ouverte, nous produisîmes les le lires d'excommunication émanées du Saint-Siège, que nous a^ions apportées, en appelant aux deux passages de la sainte Ecriture où le Seigneur donne à ses apôtres le pouvoir de lier et de délier ^, et dit à ses disciples après sa résurrection : « Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis » etc. ^. Nous en concluions que tout chrétien doit se soumettre à la sentence prononcée par un apôtre ou son légitime successeur. Nous y joignions les canons 5 de Nicée et 14 de Sardique, avec une décrétale du pape Calixtc. Les adversaires répondirent : Tout cela est juste, mais notre maître (Henri) n'est pas excommunié, nous voulons même prouver qu'il n'a pu l'être. Ils présentèrent alors un livre sans en nommer l'auteur, et sans dire de qui étaient les citations qu'ils en firent. Ce livre n'était autre que la collection des décrétales des papes faite par Isidore (le Pseudo-Isidore). On y trouve le passage suivant, destiné à empêcher que les évêques ne soient opprimés : « Quiconque a été dépossédé de son siège ou chassé par la force, ne peut, avant d'être réintégré, être mis en accusation, cité devant le tribunal ou condamné. » Or, ils citaient ce passage en l'interprétant faussement : Quiconque a été dépouillé de ses possessions ne doit pas être cité, etc. Ils espéraient que ce passage d'Isidore, n'appartenant pas aux autorités les plus célèbres et étant assez inconnu ^, on ne remarquerait pas leur fraude, et on croirait que ce qui est dit des évêques se rapportait à tout le monde, même aux laïques, et que, par l'expression cité^ etc., on entendait uniquement la citation devant un synode, tandis qu'en réalité il s'agissait d'une citation devant les tribunaux civils. Isidore lui-même distingue deux