MORT DE GRÉGOIRE VII
Mayence. En eiïet, le roi Hermann ayant célébré en 1085 la fête de Pâques à Quedlinbourg (20 avril), le légat du pape y tint un concile général de tous les archevêques, évêques, et abbés qui soutenaient le parti de saint Pierre ^. Y assistèrent, outre [181] le roi Hermann, les archevêques de Salzbourget de Magdebourg, ainsi que les suiTragants de Mayence du pays des Saxons. Les évêques de Wiirzbourg, de Worms, d'Augsbourg ^ et de Constance, canoniquement empêchés, envoyèrent des représentants. Afin de continuer les négociations entamées à Gerstungen, on prouva par des textes patristiques que nul ne devait remettre en question les jugements rendus par le pape, et tout le concile fut de cet avis, à l'exception d'un clerc de Bamberg nommé Gumpert (ou Cunibert). qui s'écria : « Les papes se sont arrogé ce droit, nul ne le leur a donné. « Toute l'assemblée manifesta son mécontentement, et un laïque couvrit ce clerc de confusion, en lui citant cette parole du Seigneur : « Le disciple n'est pas au-dessus du maître 3;» et le pape, continuat-il. est le maître de tous. Ce synode déclara que les ordinations de Wezilon de Mayence, Siegfried d'Augsbourg et Norbert de Coire, étaient sans aucune valeur {penitus irritœ), et frappa d'anathème les erreurs de Wezilon de Mayence et de ses partisans, disant qu'un laïque spolié ne pouvait être ensuite excommunié pour aucun motifs. Il prit enfin les décisions suivantes: 1. Quiconque a été excommunié par son évêque ne doit pas être réintégré dans la communion, sans avoir reçu l'absolution de
1. Une lettre du légat à Udo, évèque d'Hildesheim dans Sudendorf, Regjsl. 1. I, p. 56, fait voir qu'il voulait réunir un synode dès le carême de cette môme année. Coll. regia, t. xxvi, col. 602 ; Labbe, Concilia, t. x, col. 404-406; col. 1831 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, col. 1613; Colcti, Concilia, t. xii, col. 679; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 607. Hartzheim, Conc. G«7?k, L ht: p. 199; moins complet dans Ekkehard, dans Mon. Gerin. hist., Script., l. vi, p. 204, Binterim, Deutsche Concilien, t. m, p. 448; Gfrôrer.op. cit., t. vu, p. 888 sq. (H. L. )
2. C'est-à-dire Wigold d'Augsbourg, carie roi Henri avait donné à Siegfried le siège de Mayence.