Références dans la note précédente
comme l'avait, fait Grégoire VII, sa correspondance en témoigne. Peu après on le voit rétablir à Tolède, récemment reprise aux Maures ^, le siège primatial d'Espagne, et envoyer le pallium à Bernard, archevêque de cette ville ^, après avoir engagé tous les évêques espagnols à lui obéir ^. Il accorda à l'abbé de Cluny
1. Jaiïé, Regesta Pontif., p. 450 ; Mansi, loc. cit., édit. ii, p. 658 et 660 ; col. 615.
1. Alphonse VI, de Castille et Léon, entrait dans Tolède le 25 mai 1085, jour de la mort de Grégoire VII. (H. L.)
2. Bernard de Tolède, moine de Cluny, abbé de Saint- Just et Saint-Facond (= Sahagun), archevr'que de Tolède en 1086, mort le 2 avril 1122 (ou le 25 avril 1125). Antonio, Bibl. Hisp. vet., 1788, t. ii ; R. Ceillier, Histoire des auteurs ecclésiastiques, 1757, t. xxi, p. 420-422 ; L'' édit., t. xiv, p. 89-90 ; J. A. Fabricius, Bibl. medii sévi, t. i, p. 638, édit. Harles, p. 234 ; P. L., t. clv, col. 145 ; Rivet, Hist. lilt. de la France, t. xi, p. 56-64 ; P. Larroque, dans Bull, de la commiss. hist. archéol. d'Auch, 1860, t. i, p. 101-121; L. Paulot, -L'rtafn //, p. 220 sq. La lettre pontificale annonçant la concession du pcdlium et la primatie, cf. Florez, Espana sagrada, t. vi, p. 347 ; Mansi, op. cit., t. xx, col. 522 ; Mabillon et Ruinart, Œuvres posthumes, t. in, p. 344; Yepes, C?'onica gênera/, t. vi, p. 485 6; P.L., t. cli, col. 288; Jaffé, Reg. pont, rom., n. 5366, cette lettre est du 15 oct. 1088. Bernard se rendit à Rome pour recevoir le pallium; on lit dans Coll. Brit., Urb. epist. xvii : Hoc tempore Toletanus archiepiscopus Romam ad ducem papam veniens, Bernardus ei pro episcoporum more juravit, pallium et privilegium accepit, regnisque Hispaniarum primas institutus est, cf. Neues Archii', t. v, p. 357 ; Liber pontificalis, t. II, p. 294, note 7. (H. L.)
3. Coll. Britann., Urb. epist. xxi; Aguirre, Concilia, t. v, col. 14 ; Mabillon et Ruinart, Ouvrages posthumes, t. m, p. 349; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 681 ; P. L., t. CLi, col. 290 ; Pflugk-Harttung, Iter Italicum, p. 202; Jaïïé, Reg. pont, rom., n. 5370. Une autre lettre, probablement écrite à une date très rapprochée de celle à Bernard de Tolède, est adressée au roi Alphonse VI; elle lui annonce la décision prise touchant le siège de Tolède, la nomination de Bernard et l'invite à rendre la liberté à Diègue Pelaiz, évêque de Saint- Jacques, Coll. Britann., Urb. epist. 18 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 680 ; Aguirre, Concilia, t. v, col. 13 ; Mabillon et Ruinart, Ouvrages posthumes, t. m, p. 346 ; P. L., t. cii, col. 289 ; .Jaffé, Reg. pont, rom., n. 5367. Enfin une autre lettre reproche au clergé et aux fidèles de Saint- Jacques d'avoir toléré l'intrusion d'un évêque à la place du leur injustement emprisonné. Coll. Britann., Urb. epist. XIX ; Lœwenfeld. Epistola>, p. 60 ; Jaffé, Reg. pont, rom., n. 5368. Cette affaire était assez délicate puisque l'évêque légitime avait été déposé par un légat pontifical, Pierre, abbé de Saint-Victor, au concile de Hazillos, près de Palencia, enl088. Il y avait eu probablement abus de pouvoir, puisque Richard, au moment où il prononçait cette suspense de Diègue d'Iria, n'était plus légat pontifical, Epjs/. Urb. : Richardiis tune legationeSedis apostolicœ minime f un gebatur , cf. Ferreras, Hist. gêner. d'Espagne, t. m, p. 267. Pour les diocésains, il y avait de quoi être ahuris. Ils voyaient un légat déposant leur évêque en concile; on