‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 275 sur 505 · X, De capellis monarch., 1. III, tit. xxxvii, cl · texte numérisé non relu

X, De capellis monarch., 1. III, tit. xxxvii, cl

404 i.iviii: xxxiî

la lin du concile, sur la demande des autres évèques, le pape accorda leur réintégration ^.

On a vu plus haut ([ue l'évéque de Dol en Bretagne s'était séparé, avec sept de ses collègues, de la province ecclésiastique de Tours et avait usurpé la dignité de métropolitain '^. Il avait été excommunié une ])remière fois par le concile romain de 1050 ^. A Clermont, l'archevêque de Tours renouvela ses plaintes; l'évéque de Dol chercha à se disculper; mais le pape donna gain de cause à l'archevêque de Tours et décida que l'évoque de Dol demeurerait sous la juridiction de l'archevêque et ferait pénitence pour sa tentative de sécession *.

Hugues, légat du pape, archevêque de Lyon, se plaignit que la dignité primatiale de son siège ^ ne fût pas reconnue par Richer, archevêque de Sens. Il produisit une série de décrets pontificaux, et l'assemblée accorda à Richer un délai pour exhiber ses documents. Le sixième jour, l'archevêqvie de Sens n'étant pas de retour, le concile se prononça pour Lyon, et tous les sufïragants de Sens se soumirent aussitôt. On accorda ensuite à l'archevêque de Lyon les droits primatiaux sur les sièges de Rouen et de Tours. L'archevêque de Sens s'étant obstiné pendant huit jours à ne pas rendre l'honneur dû au primat, le pape, d'accord avec le concile, lui interdit l'usage du pallium jusqu'à ce qu'il se fût soumis, et l'archevêque de Rouen, absent, fut menacé de la même peine si, dans l'espace de trois mois, il ne faisait connaître de vive voix ou par écrit sa soumission. Les sufïragants de Rouen présents au concile se soumirent sans (lifTiculté, et l'archevêque de Tours consentit à reconnaître la r......^

dignité primatiale des archevêques de Lyon. La bulle d'Urbain ^

fixant cette prérogative est datée du 1^^ décembre 1095 **.

1. Causa II, quœst. vu, can. 16. Ccleti, Concilia, t. xii, col. 913 ; Hardouin, Coll. concil., t. VI, part. 2, col. 173G; Mansi, Conc. aniplisii. coll., t. xx, col. 902,

2. Cette affaire a été exposée dans Ifist. des conc, I. iv, voir table analytique, aux mots : Coitlouh, Dol, Nominoé. (II. L.)

Page 1