Le 12 avril 1096. (H. L
3. Sybel, Geschichte des ersten Kreuzzugs, p. 207. Pierre l'Ermite conduisait 40 000 hommes. A Nisch,il fut attaqué par ISikita le Bulgare, qui lui lua 7 000
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bon accueil. Sur le conseil de l'empereur, Pierre voulait attendre à Constantinople l'arrivée d'autres bandes mieux organisées ; mais ses compagnons, qui avaient déjà commis toutes sortes d'excès dans cette ville, voulurent à toute force être conduits au Saint-Sépulcre ; et Alexis, on ne peut plus satisfait d'en être débarrassé ^, leur fit aussitôt traverser le Bosphore. Arrivés sur le sol de l'Asie, ils cessèrent entièrement d'obéir à Pierre et se formèrent en corps francs ^. Pierre l'Ermite eut beau leur représenter que ce serait leur perte ; ils méprisèrent ses avis, et Pierre revint à Constantinople chercher du secours près de l'empereur. Pendant son absence, les Turcs attaquèrent ces détachements désordonnés et les détruisirent presque complètement dans les environs de Nicée'(octobre 1096).
Sur ces entrefaites, les divers corps de l'armée régulière s'étaient mis en branle vers Constantinople ^. Godefroi de Bouillon et les siens s'y dirigèrent, durant l'été de 1096, par l'Allemagne et la Hongrie ; les Français du sud traversant la Slavonie et la Dalmatie, et ceux du nord, l'Italie vers la Grèce, En Italie, le prudent Bohémond, prince de Tarente, fils aîné de Robert Guiscard, se joignit aux croisés avec son cousin le chevaleresque Tancrède et sept mille hommes. Outre les motifs religieux,
hommes; il lui en restait 30 000 en arrivanl à Constantinople. Hagenmeyer, P<'/pr der Ereinit, p. 129 sq., 214 sq., 146 sq., 170 sq.; Beiiràge III, p. 330-344. (H. L.)
1. On l'eût été à moins : l'arrivée de 30 000 sacripants dans une grande ville était moins faite pour plaire à rempereur que leur départ,. Comme passe-temps, les croisés s'occupaient à arracher les toits de plomb des églises de Constantinople. Si tel était le sort des églises, on juge ce qui arrivait aux maisons. (H. L.)
2. Ces corps francs, c'était la maraude et le pillage dans un pays où les Turcs n'avaient laissé que peu à voler. Le 20 septembre 109G,une troupe de Lombards et d'Allemands quitta le camp établi à Civitot, près d'Helenopolis (Anonyme, Gesta Francorurn, édit. Hagenmeyer, c. ii, n. 8, p. 123 : Cyvito quai supra Nicenam urbem est, cf. n. 65 ; prope Helenopolim vel idem cum Helenopolis, p. 127, n. 71 ; Peler der Eremit, p. 180-184), et s'en alla piller ; les Turcs lui donnèrent la chasse jusqu'à Xerigordos [Gesla Francor., édit. Hagcumeycr, ]). 117 ; Rohricht, Beitràge II, 48 ; Der erste Kreuzzug, p. 54, n. 1), où, après un siège de treize jours, les assiégés furent pris et massacrés. Gautier Sans-Avoir périt là. Gesla Francor., H, n. 8, 11, édit. Hagenmeyer, p. 122-129 ; Rôluiclit, op. cil., p. 55 sq. L'autorité de Pierre l'Ermite acheva de disparaître. Gesta Francor., ii, 8, p. 124; Hagenmeyer, Peler der Eremit, p. 178-204, 207-277 ; Beilage IV, p. 344-353. Un secours envoyé par Alexis Comnène fit lever le siège de Civitot et permit aux derniers survivants, devenus presque inolîensifs, de rentrer à Constantinople. F. Chalandon, Essai sur le règne d'Alexis /^r Comnène, 1900, p. 168-172. (H. L.)