‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 291 sur 505 · Cf. L. lîrchicr, Les croisades, p · texte numérisé non relu

Cf. L. lîrchicr, Les croisades, p

2. Ihid., p. 11, IS. Sur Antioche, cf. H. Leclercq, Antioche, dans Cabrol cl Leclercq, Dictionn. d'arch. chrét., t. i. La ville était défendue par une muraille aussi forte qu'étendue et le long de laquelle s'élevaient trois cent soixante tours. Anonyme, Gesta Francor.y c. xxxii, p. 397-400 ; Fcucher de Chartres, 1. I, f . xv; Guillaume de Tyr, 1. IV, c. ix-xi; Raoul de Caen, c. xlviii; Rohricht, op. cit., p. 108 sq.,et Exkurs IV, p. 242-246. Devant Antioche arrivèrent, sans compter les femmes et les enfants, 300 000 croisés, Albert d'Aix,!. III, c. xxxvii; jBpis^., dans ^l/mai.Z)J.sihodenses, dans Mon. Gerni. hist., Script. ^ t. xvi, p. 17 ; Annal. Hildesh., dans Mon. Germ. hist.. Script., t. m, p. 106 ; tandis que, d'après Albéric, dans Mon. Germ. hist.. Script., t. xxiii, p. 806, il n'y avait que 100 000 hommes. Dans la ville, la défense comptait 2 000 soldats d'élite, 4 à 5 000 autres et 10 000 fantassins. Sur les dispositions prises par le corps de blocus, cf. Gesta Francorum, édit. Hagenmeyer, p. 242, n. 10 ; Rohricht, p. 110. Le siège commença le 21 octobre 1097, on se renforça, si tant est que le nom de renfort convienne, des Syriens et Arméniensexpulsésdela ville par les Turcs, Ges^aFranco/-., I. XIII, c. iv, p. 244 sq., et on commença par mener le siège très doucement, les environs de la ville offrant une proie abondante et facile, Gesta Francor., 1. XII, c. ni, p. 243 sq. ; Annal. Hildesheim., dans Mon. Germ. hist., Script., t. m, p. 106; Rohricht, op. cit., p. 111; mais la famine vint bientôt, Gesta Francor., 1. XIII, ii, p. 249; 1. XIV, iv, p. 257; Albert d'Aix, 1. III, c. lu ; Raymond d'Agiles, p. 245 ; Rohricht, op. cit., p. 116, n. 4 ; et les partis du dehors venaient jusque dans le camp. Hagenmeyer, Gesta Francor., p. 254 sq. ; Rohricht, p. 112. Pierre l'Ermite et Guillaume le Charpentier, jugeant qu'ils avaient depuis deux années écoulées mangé leur part de la misère commune, se cachèrent et s'enfuirent, mais Tancrède les ramena. Hagenmeyer, Peler der Eremit, p. 214-224, 353-356 ; Rohricht, op. cit., p. 118. Ujie armée de secours commandée par Robhuan de Ilaleb tenta de débloquer la ville, mais Rohcmond l'écrasa (9 février 1098); Anonyme, Gesta Francor., c. xviii, p. 265-275. Rohricht, op. cit., p. 119-122 ; ce ne fut que le 19 mars 1098, que, grâce à l'arrivée des Génois à l'embouchure de l'Oronte, on put empêcher les sorties de la garnison. Gesta Francor., 1. XIX, p. 289; Rohricht, op. cit., p. 125. Sur la trahison de l'émir Firuz, cf. Gesta Francor., p. 293, n. 1 ; pour la prise de la ville, Ihid., p. 293-311 ; Albert d'Aix, 1. IV, c. xvi ; Raoul de Caen, c. lxvi sq. ; la fuite de Ragi-Sijan, Gesta Francor., \. XX, c. x,p. 308 sq. ; Raoul de Caen,

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ménien, Firuz, livra an prince Bohémond, par haine de Bagi, la tour qni lui était confiée, et ainsi, cette nuit et le jour suivant, la ville tomba au pouvoir des croisés, à l'exception de la citadelle. Les assiégeants, exaspérés par un siège de neuf mois, commirent de grands ravages, pillant et massacrant tout. Bohémond, comme prix de cette conquête, devint prince d'Antioche, malgré l'opposition de Raymond et d'autres ^.

Pendant le siège d'Antioche, quelques princes turcs avaient cherché sans succès à débloquer la ville. Kerbuga, sultan de Mossoul, survint ^ avec une armée de 200 000 hommes ^. S'il n'avait été retenu devant Edesse par Baudoin, les chrétiens étaient infailliblement perdus. Le danger n'en était pas moins très pressant : à l'extérieur, Kerbuga fermait toutes les issues ; à l'intérieur, ils étaient menacés par la citadelle toujours au pouvoir des Turcs, et la faim faisait d'énormes ravages. LIne multitude de croisés périt, d'autres prirent la fuite en se faisant descendre au moyen de cordes par les Maures le long des remparts. Etienne, comte de Blois, se découragea et repartit ^. Tout espoir

c. Lxviii ; Albert d'Aix, 1. IV, c. xxvi ; Rôhncht, op. cit., p. 126-131; Hagenmeyer, Gesta, p. 311, n. 75. (H. L.)

1. Il y a avantage à lire tous ces faits dans L. Bréhier, op. cit., p. 78-79 ; le détail ici est indispensable à l'histoire de ces opérations; mais nous ne pouvons raconter ces campagnes, sièges et négociations à propos de conciles. (H. L.)

2. Le lendemain même de l'entrée des croisés, 4 juin 1098, cf. Weil, Geschichte des Kalifen, t. m, p. 141 sq. ; Ekkehard, Hierosohjmi, p. 63 ; Hisl. crois. Orient., t. I, p. XII ; Hagenmeyer, Gesta Francor., p. 311, n. 1 ; p. 313, n. 7 ; p. 35, n. 3, croit que cette armée ne comptait que 100 000 hommes. (H. L.)

3. Les documents lui attribuent une force variant entre 200 000 et 600 000 hommes, tandis que l'armée des croisés ne comptait que 150 000 combattants

4. Cette défection du comte put avoir les plus graves conséquences, car en l'apprenant, l'empereur Alexis renonce à venir au secours des croisés en taisant une diversion avec l'aide des Grecs. « Aux orgies qui avaient signalé l'entrée des croisés dans la ville succéda bientôt une affreuse tamine; on mangea des chevaux, puis de l'herbe, des racines, du cuir et jusqu'à des cadavres de Turcs. La peste et la famine enlevèrent 100 000 hommes en quelques jours. » L. Bréhier, op. cit., p. 79. Alexis prit Smyrne, Sardes et Philadelphie, ayant avec lui une armée de 40 000 Grecs et 40 000 Francs, selon Albert d'Aix, 1. IV, c. xl ; et selon Raoul de Caen, c. lxxii, 100 000 Grecs et 10 000 Francs. On remarquera que rien n'est plus incertain que les chilîres et que les écarts sont énormes; cela tient aux copistes, aux chroniqueurs et par-dessus tout à l'absence de cohésion de ces armées. La fuite d'Etienne, comte de Blois, est du 2 juin, Fouchcr de Chartres, p. 342 ; Gesta Francor., p. 354, n. 4; il emmenait avec lui 4 000 hommes. Albert d'Aix, 1. VI,

semblait perdu, et l'armée se serait dissoute si le légat Adhémar

et le prince Bohémond n'avaient relevé le moral des troupes et

si la découverte de la sainte lance n'avait de nouveau réveillé

tous les courages. Un provençal, le prêtre Barthélémy, annonça

à son maître le comte Raymond et au légat, que saint André lui

avait indiqué la place où se trouvait la sainte lance qui avait

ouvert le côté du Christ. Le légat n'ajouta pas foi à cette

révélation, mais bientôt, un prêtre nommé Etienne rapporta

que le Christ lui était apparu dans l'église de Sainte-Marie et lui

avait promis la victoire pour les armées chrétiennes dans un délai

de cinq jours. A cette nouvelle, une joie immense s'empara de

toute l'armée ; sur l'ordre du comte Raymond, on fit des recherches

et on découvrit en eiïet la sainte lance sous les degrés de l'église

de Saint-Pierre ; alors l'enthousiasme ne connut plus de bornes; [239]

bien que plusieurs, Bohémond entre autres et ses amis, aient cru J

à une supercherie de Raymond ^. Il fallait cependant à tout prix 1

risquer la bataille et Bohémond, nommé pour quatorze jours

général en chef, sauva les chrétiens. Il mit le feu aux maisons pour

forcer tout le monde à sortir et à combattre, et le 28 juin 1098,

après un jeûne général et la communion de tous, il gagna la grande

bataille qui délivra l'armée chrétienne ^. Les fautes de Kerbuga,

c. xiii; cf. Gesia Francor., c. xxvii, p. 2 ; Guillaume de Tyr, 1. VI, c. xi; Ges'a, édit. Hagenmeycr, p. 361, n. 34. (H. L.)

1. Le 11 juin au matin, un provençal, pauper quidam rusliciis, et Riant, Inventaire, p. 224 : quidam pauperrimus et omnium fere abjectissimus; cène serait donc pas un prêtre, ainsi que l'avancent Albert d'Aix, 1. IV c. xlhi, et Guillaume de Tyr, 1. VI, c. xiv. D'après Gesia Francor., c. xxv, p. 1, édit. Hagenmeyer, p. 842, c'est fort net : lanceam Salvatoris nosiri Jesu Christi, ex qua in cruci.s pendcns patibulo vulneratus est; une première révélation remontait au 30 septembre 1097. Le même jour, 2 juin , le prêtre Etienne de Valence annonce avoir vu, la nuit précédente, le Christ avec Marie et saint Pierre, Gesta Francor., c. xxiv, p. 335-341; cf. Klein, i?aîmond pon^nçi/ï'/iers, p. 85-95 ; Gesta Francor., c. xxvin, 1, p. 362 ^q.; Hagenmeycr, Chronologie de la première croisade, n. 277, 279 ; Rôhricht, op. cit., p. 141 sq. ; Bohémond douta : Pulchre, inquit, commentum est, B. An. dream apparaisse homini, quam audio cauponas frequentare, fora percurrere nugis amicum,, triviis innatum, Raoul de Caen, c. en. Robert, comte de Flandre, le comte de Normandie, Tancrède et le chapelain Arnulfe n'y croyaient guère plus et Foucher de Chartres, 1. I, o. xviii, dit qu'on eut de gros doutes sur l'authenticité de la prétendue relique. Cf. Rôhricht, op. cî7., p. 145 ; Hagenmeyer, Epist. et chartse, c. xvi, n. 42. (H. L.)

2. Bohémond divisa l'armée chrétienne en quatre corps appuyés à la montagne d'une part et de l'autre à l'Oronte. Cette disposition, indiquée parla nature des lieux et par la tactique de l'adversaire qui n'allail qu'à tourner le champ de

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