‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 299 sur 505 · Cf. Conc. Clarotnont., 1095, can · texte numérisé non relu

Cf. Conc. Clarotnont., 1095, can

office divin un excommunié, un interdit ou un voleur, et de lui accorder la sépulture ecclésiastique.

Le pape et le concile de Nîmes s'occupèrent de divers conflits survenus entre évcques et monastères. Voici le récit de l'archevêque de Vienne (le futur Calixte II), témoin oculaire : « J'assistai avec beaucoup d'autres à ce concile de Nîmes, et j'appris que les chanoines de Saint-Saturnin, à Toidouse, étaient venus prier le pape d'enlever à Isarn, évêque de Toulouse, le qiiarl des oflrandes faites sur l'aulcl de Saint-Saturnin ({u'il avait jugé à propos de s'adjuger. Le pape parut disposé à admettre leurs réclamations; mais Isarn protesta énergiquement, disant que sans cela il ne pourrait pas vivre. Mon frère ^ et moi nous l'avons soutenu ; aussi n'a-t-on rien défini en notre présence qui lui fût contraire. Mais, le concile terminé, le pape manda secrètement l'évêque Isarn, et, sur la demande de Raimond, comte de Toulouse, lui enleva en effet ce quart des offrandes. Il fut décidé en revanche que l'évêque et les siens seraient entretenus aux frais de l'église de Saint-Saturnin, ce qui eut lieu ^. » La sentence définitive d'Urbain qui trancha ce conflit nous permet de savoir que le concile fut ouvert le 8 juillet.

Llugues de Lyon se plaignit ensuite de ce que, malgré l'édit de r24(j] Clermont, l'archevêque Richer de Sens ne voulait pas reconnaître la dignité primatiale de l'Eglise de Lyon, reconnue cependant par tous les sufîragants de Sens. Le concile réitéra donc l;i décision de Clermont et la peine décrétée contre Richer. Celui-ci s'opiniâtra et mourut sans pouvoir porter le pallium. Son successeur Daimbert se soumit ; mais de nouvelles tentatives des Lyonnais pour accroître les droits de la primatiale donnèrent lieu à une nouvelle brouille avec Sens. Toutefois, au xiii^ siècle, Lyon ayant fait partie du domaine de la couronne de France, la dignité de primat fut reconnue i)ar tous, Rouen excepté. Les droits du primat se réduisaient à ce qu'on pouvait en appeler à lui des sentences rendues par le métropolitain '\

1. Hefelc a donné dans le texte : Mon frère, (jui clait alors archiepiscopus Briassefisi.s ?, cl n'a pu découvrir ce siège ; il faut tout simplement archiepiscopus Bisitnlinus, il s'agit d'Hugues, archevêque de Besançon. (H. L.)

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