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Les documents relatifs au concile de Nîmes y signalent comme présents, outre le pape, six cardinaux, sept archevrMjucs et de nombreux évoques, abbés et seigneurs.
Il faut aussi compter au nombre des conciles de l'année 1096 la réunion irlandaise dans laquelle le roi Murierdach, de concert avec ses évêques et ses grands, décida l'érection d'un nouvel évêché à Waterford. Il s'adressa, pour faire cette fondation, à Anselme de Cantorbéry, qui remplissait en Angleterre les fonctions de légat du pape ^.
A son retour de France ^, le pape Urbain célébra en janvier 1097, au Latran, un synode sur lequel ses lettres nous ont transmis deux renseignements. En effet, il écrit à Hugues, archevêque de Lyon, que la plus grande partie de Rome est maintenant en son pouvoir ^, qu'il a tenu un concile au Latran et fait prêter serment d'obéissance aux bourgeois de la ville et à ceux des environs ^.
Une autre lettre au clergé et au peuple de Trani ^ nous apprend que, dans ce même concile, le pape autorisa l'archevêque de Trani à compter Nicolas Peregrinus au nombre des saints.
C'est sans doute aussi dans ce concile que fut prise la décision dont parle Urbain dans une lettre à Godefroi, évêque de Montpellier : lorsqu'on demande que des obsèques soient célébrées dans l'église d'un monastère, le tiers des offrandes doit être remis à l'église paroissiale du défunt ^.Enfin, nous ajouterions à ce que nous savons de ce concile, s'il fallait lui attribuer les soi-disant actes d'Urbain découverts à Rome par Pflugk-Harttung dans un manu-
1. Pagi, Ciilica, ad ann. 1097, ii. 2; Coleti, Concilia, t. xii, col. 949; Hardoiiin, Coll. conc, t. VI, part. 2, col. 1755 ; Mansi, Couc. ampliss. coll., 1. xx, col. 951 ; Hasse, Anselme von Canterbunj, l. i, p. 514.
2. Le pape fut reconduit à Rome par Hugues de Vermandois, cf. Gregorovius, Ceschichte der Stadt Rom, t. iv, p. 299 sq. ; Meyer von Khonau, Jahrhûchcr des deutschcn Reiches unter lleinrich IV und HeinrichV,in-S, Leipzig, 1890, t. iv, p. 473 ; Bernold, Chronicon, ad ann. 1079. dans Mon. Germ. hisl., Scripl., t. V, p. 465; Otton de Freisingen, C/iro/iico/t, 1. VH, c. vi, dansi^o/t. Germ. hisl., Script., t. XX, p. 251. (H. L.)
.3. Le château Saint-Ange resta au pouvoir de l'antipape jusqu'à la fin de l'année 1098.