Conciles depuis ravènement d'Henri V jusquau traité
de Siitri.
Après la mort d' Henri IV, son fils reprit le projet d'envoyer des députés à Rome déterminer le pape à venir en Allemagne, et mit Bruno, archevêque de Trêves, à la tête de cette ambassade ^. En présence de ces députés royaux et d'un grand nombre d'évêques, de prêtres et de laïques venus de divers pays, Pascal 11 célébra (22 octobre 1106) un concile à Guaslalla dans la Haute-Italie, entreVérone et Mantoue^. Afin d'alîaiblir la puissance des archevc([ues de Ravenne, tant de fois révoltés contre Rome, on détacha de la province de Ravenne les cinq diocèses lombards de Plaisance, Parme, Reggio, Modène et Bologne. En outre, comme à la suite des discussions entre Henri IV et l'Eglise, un très grand nombre d'évêques et de clercs de l'empire étaient schismatiques et excommuniés, on proclama pour eux, comme autrefois pour les donatistes et les novatiens, une grâce générale ; on confirma les ordinations de tous ceux qui avaient été ordonnés dans le schisme, pourvu qu'ils ne fussent ni intrus (c'est-à-dire s'ils n'avaient pas envahi des places non vacantes), ni simoniaques ni criminels. Le concile renouvela la défense au sujet des investitures laïques et interdit à tous les abbés et supérieurs ecclésiastiques de vendre, d'échanger ou de donner en fief un bien de l'Eglise, sans l'assentiment du synode ou de l'évêque. Dans cette