CONCORDAT DE SLTRI
sécurité aux fidèles du pape, ainsi qu'au peuple de la ville de Home et de l'île Tibérine ; je protégerai sincèrement le pape Pascal, afin qu'il possède sa dignité en toute tranquillité ; je rendrai à l'Église romaine tous les biens que je lui ai pris ; en outre, je lui viendrai en aide, afin qu'elle puisse recouvrer ses anciennes possessions, et enfin j'obéirai au seigneur pape Pascal autant que le peut permettre l'honneur de l'empire et ainsi qu'il convient à un souverain catholique à l'égard du pape. En retour, etc. »
Frédéric, archevêque de Cologne, et les évoques de Trente, de Spire et de Munster, le chancelier Adelbert et plusieurs comtes, parmi lesciuels ce même Albert de Biandrate, prononcèrent cette formule :«Le roi Henri, ici présent, remplira honorablement et consciencieusement ces promesses faites au seigneur pape Pascal, également présent. En retour, etc. Fait le 11 avril, mardi dans l'octave de Pâques, indiction l\. »
Restait seulement le privilège pontifical promis par le pape au sujet des investitures, et Henri ne voulut pas en laisser remettre la rédaction après le retour du pape dans la ville. Il fallut faire venir dans la nuit un notaire de Rome, lui faire rédiger dans le camp du roi le document en question, qui fut immédiatement signé par le pape, le 12 avril. En voici le texte : « Pascal, évèque, serviteur des serviteurs de Dieu, à son très cher fils en Jésus-Christ, Henri, glorieux roi des Allemands, et par la grâce de Dieu empereur romain, salut et bénédiction apostolique. Par la disposition divine, votre empire est très étroitement uni [311] à l'Eglise romaine. A cause de leur éminente vertu et sagesse, vos prédécesseurs ont obtenvi la couronne et l'empire de cette ville de Rome, et vous aussi, notre très cher fils, vous avez été appelé à cette dignité par la Providence et par l'intermédiaire de notre charge. Nous voulons conserver les prérogatives de cette dignité que nos prédécesseurs ont accordées aux vôtres, et par le présent privilège, vous octroyer de nouveau de donner l'investiture par l'anneau et la crosse aux évêques et aux abbés de voire empire librement élus, sans simonie et sans violence. Après l'investiture, ils recevront la consécration canonique de l'évèque, à ({ui il appartient de la donner. Celui qui, sans votre assentiment, aurait été élu par le clergé et le peuple, ne doit être sacré par personne, s'il n'a reçu d'abord de vous l'investiture. Il est désormais permis aux évèques et aux archevêques de sacrfM' les élus investis par vous. Vos prédécesseurs ont en eiîct