Baronius, Annales, ad ami. 1111, ii
GOG, opi'OsnioN contre l'empkrkuh 531
daienl et à leur l'aire élire chacun un abbé indépendant. Bruno se vit donc forcé de renoncer à son abbaye et de se contenter de son évêché de Segni : il voulut même recourir à la force des armes, pour faire arriver sou favori Peregrinus à la charge d'abbé du Mont-Cassin ; mais les moines l'obligèrent à respecter la liberté de leurs élections \
L'opposition contre Pascal devint de plus en plus vive ; en France, elle compta plusieurs membres de l'épiscopat : Jean, arche- [316] vèque de Lyon, Guy, archevêque de Vienne, Gérard, évêque d'Angoulême, légal du pape, Gualo, évêque de Saint-Pol-de-Léon en Bretagne, et d'autres '^. Le 2() octobre 1111, Pascal écrivit à l'empereur '. « Ce ne sont pas seulement ceux qui résident loin de nous, mais aussi ceux qui nous entourent, qui se soulèvent audacieusesèment contre nous ; ils sèment le désordre par des luttes intestines et nous font monter la rougeur de la honte au visage. » Le pape se plaint aussi des vexations et des vols qu'ont à supporter les églises, ainsi que des mauvais traitements infligés aux otages ^.
A la suite de ces blâmes sévères, Pascal se décida, vers la fin de l'année 1111, à retirer ses concessions, et écrivit dans ce sens à Yves de Chartres, qui lui avait fait probablement aussi des représentations : « Il n'avait obéi qu'à la force en faisant quelques concessions, et déclarait tout à fait injuste ce qu'il avait autrefois et tout d'abord réprouvé » (les investitures)- Pascal s'expliqua plus énergiquement dans une lettre à Guy, archevêque de Vienne, lui disant qu'en vertu de la censure canonique, il abrogeait et infirmait complètement le droit d'investiture accordé à l'empereur Henri *. Pour traiter de cette affaire, le pape convocjua, pour le mois de mars de l'année suivante, 1112,