Sic nos, non i^obis. (II. L
3. Labbe, Concilia, t. x, col. 801 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1929 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1213 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 127 ; Gousset, Actes de la prov. ecclés. de Reims, p. 184. (H. L.)
(')0(J. OPPOSITION CONTRE 1,'eMPERKI H 549
Le 18 mars 1115, dans un concile tenu à Châteauroux, Gérard, évoque d'Ano;oulème, jugea, en qualité de légat, du pape, un conilit de propriété entre l'abbé de Saint-Cyprien et l'abbesse de Fontevrault. Quelques jours plus tard, le 28 mars ^, Conon, cardinal-évèque de Préneste, tint à Reims un synode ; l'évèciue d'Amiens fut réintégré définitivement dans ses fonctions, et le comte Gervais se détermina à abandonner certaines redevances qu'il prélevait sur les biens de l'Église dans son comté. En même temps, le légat, toujours intraitable dans son opposition, renouvela l'excommunication contre l'empereur Henri Y et se hâta de se rendre en Allemagne réitérer ses anathèmes. Après sa victoire sur le pape, l'empereur Henri avait humilié tous ses adversaires et triomphé de ses ennemis ; à l'apogée de sa jtuissance, il avait convoqué une diète importante à Mayence, où, le 7 janvier 1114, avec une pompe éclatante et au milieu de toutes les splendeurs de sa magnificence, il avait célébré son union avec Mathilde, fille d'Henri!^'" d'Angleterre. Là encore, il avait reçu la soumission de Lothaire de Saxe, mais en même temps, par l'arrestation de Louis de Thuringe, il avait jeté la stupeur parmi les princes assemblés et provoqué leur irritation. Cette irritation ne se calma pas et bientôt le nombre des mécontents s'accrut en Saxe et sur les bords du Rhin. A la tête du mouvement, se trouvait la ville de Cologne avec son archevêque Frédéric, et la tentative que fit l'empereur de réduire les rebelles par les armes échoua complètement ^. Sur ces entrefaites, le cardinal-légat Conon, parvenu à Cologne, prononça, dans un synode célébré en l'église de Saint-Géréon, le lundi de Pâques, 19 avril 1115, une sentence d'excommunication contre l'empereur ^. Dès le 12 juillet suivant, on retrouve Conon au concile de Châlons-sur-Marne, où il ne manqua pas de redire
1. Labbe, Concilia, t. x, col. 801-802 ; Mabillon, De re diplomatica, 1789, t. i, p. (Jl7 ; Hardoviiii, Coiic. coll., t. vi, part. 2, col. 1929 ; Coleti, Concilia, 1. xii, col. 1215 ; Mansi, Concilia, Supplem., t. ii, col. 306 ; Conc. ampliss. coll., I. xxi, col. 129 ; Schciiio, Kardinallegal Kuno, Bischoj von Prseneste, Weimar, 1847.
2. Cf., au sujet de ces luttes, Giescbrecht, op. cit., 1. m, p. 835 sq., 850 sq.
3. Coll. regia, t. xxvi, col. 805 ; Labbe, Concilia, l. x, col. 802 ; Hardouin, Conc. coll., l. VI, pari. 2, col. 1929 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1221 ; Mansi, Coi\cilia, Suppleiu., t. u, col. 309 ; Conc. ampliss. coll., I. xxi, col. 135 ; Schone, op. cil., p. 31, met le lait en doulc, bien à loil (raillcuis ; cf. Henri V, Epist. ad llarlwig episc, dans Cod. l 'd(driri, dans Jalïr,/)';/^/. rcr. (inni., I. v, j). 31 'i. (H. L.)
son Celerum censeo, c'est-à-dire son excommunication contre Henri. 11 résolut les difTicultcs pendantes entre plusieurs églises et punit quelques évoques de Normandie qui ne s'étaient pas rendus au synode, ce qui déplut beaucoup au roi d'Angle- 1erre ^.
IjO jour de la Pentecôte, 6 juin 1115, Pelage, évêque d'Oviédo, tiul dans sa calhédrale une sorte de concilium mixtum, auquel prirent part en très grand nombre la nol)lesse et le peuple -. Ou lui doit trois décisions : défense de prendre les bœufs en paiement d'une dette, ou d'employer d'autres procédés de ce genre ; enfin, renouvellement du droit d'asile des églises. La reine Urraca souscrivit ces décrets avec ses fils, ses filles et ses sœurs, et les confirma. Plusieurs grands d'Espagne, évêques et laïques, y souscrivirent également; mais ces signatures doivent avoir été ajoutées après coup, car Diego de Compostelle y est qualifié archevêque : or, il ne le devint qu'en 1120. De plus, Pelage y est nominé archevêque de Braga : or, il ne fut élu à ce siège qu'en 1118 ou 1119 [330] après que Maurice Burdin eut commencé son triste rôle d'antipape ^,
. En 1112, Arnulf, que nous avons vu en 1099 occuper pendant ([uelques mois le siège patriarcal de Jérusalem, y fut de nouveau porté; mais des plaintes s'élevèrent encore contre lui, et le pape Pascal envoya l'évêque Bérenger d'Orange, légat en Palestine, pour examiner cette affaire. Dans un synode de Syrie (en 1115), Bérenger déposa Arnulf ^ ; mais celui-ci se rendit àRome, parvint à se réconcilier avec le pape et retourna ensuite occuper son siège à Jérusalem. Vers le même temps, dans un concile tenu à Troia, le 24 août 1115, Pascal détermina les Normands à accepter pour trois ans la trêve de Dieu 5; d'autre part, il écrivit à l'empereur grec Alexis, louant son
1. Labbe, Concilia, t. x, col. 802; Hardouin, Coiic. coll., t. vi, part. 2, col. 1929; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1221 ; Mansi, Supplem., t. ii, col. 307 ; Conc. ampliss. coll. t. XXI, col. 135 ; Pagi, Critica, ad ann. 1115, n. 9. (H. L.)
2. Aguin-c, Conc. Ifispan., l. m, col. 324-330 ; 2^ édit., t. v, col. 34-39 ; Ilardouin, Cotic. coll., I. vi, ]);iii. 2, index ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1215 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., l. xxi, col. 131 ; Flore/., Espana sagrada, t. xxxviii, p. 257-260, 26(i-27'i ; Portug. mon. Iiisl., Leges, 1856, t. i, p. 140-142. (H. L.)