‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 364 sur 505 · SIÎCOND \OVA(JK d'hKMU V A UOME · texte numérisé non relu

SIÎCOND \OVA(JK d'hKMU V A UOME

cours de sa légation à Jérusalem, ayant appris remprisonneuient du pape et des cardinaux, et les mauvais traitements à eux infligés, il avait aussitôt, avec l'assentiment de l'Église de Jérusalem, excommunié le roi, et avait depuis renoiivelé cette sentence dans cinq autres conciles tenus en Grèce, en Hongrie, en Saxe, en Lorraine et eu France. 11 conciliait en sollicitant, avec l'approbation du pape ([u'il venait de recueillir, celle du concile ^ La même requête fut faite par Guy de Vienne, qui avait envoyé des députés porteurs de lettres, et la très grande majorité du concile penchait pour l'approbation. Enfin, le samedi 11 mars, on termina l'affaire de l'Église de Milan en décidant que Grossulanus reviendrait à son ancien évêché de Savone et que Jordan occuperait le siège de Milan. En même temps, le pape accorda une indulgence à tous ceux qui étaient venus à Rome à l'occasion du concile, et donna la bénédiction apostolique à tous les membres présents.

Nous avons dit ^ qu'au concile de Latran, le pape Pascal cassa la sentence portée par Guy de Vienne dans le conflit entre les églises Saint- Jean et Saint-Étienne de Besançon. La Chronique du Mont-Cassin nous apprend que, dans ce concile, l'abbé de ce monastère émit, mais en vain, des prétentions sur le monastère de Sainte-Sophie à Bénévent. En revanche, la chancellerie pontificale lui reconnut formellement le titre de ahhas abbatum, que réclamait aussi l'abbé de Cluny ^. Mansi attribue à ce concile un décret d'indulgence publié par le pape en faveur des évêques tombés dans le schisme ; comme on l'a vu plus haut, ce décret appartient au concile de Guastalla.

Le 20 mars 1116, Henri I", roi d'Angleterre, réunit les grands

de son royaume, laïques et ecclésiastiques, à Salisbury, pour faire

reconnaître, avant son voyage en Normandie, son fils aîné Guil-

[336] laume comme son successeur *. On traita dans cette réunion

1. Ce serait le cas de se demander si Conon n'était pas le plus habile de tous. Ilei'elc croit qu'il n'avait pas remarqué la nostra auctorilate; je pense tout le contraire. Au lieu de vouloir faire parler net ce pape fuyant, qui signe, qui retire ce qu'il a signé, qui laisse faire ses légats, sauf à les désavouer sans un désaveu formel, Conon imagina de faire croire à tout le monde que le pape venait de parler, de juger, donc le concile pouvait emboîter le pas derrière lui. A malin, malin et demi. Pascal II avait trouvé son maître. (H. L.)

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