‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 366 sur 505 · SKCOND VOYAGE d'hENRI V A lU) M K · texte numérisé non relu

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employèrent les saints jours qui suivirent à travailler le peuj>le. Lorsque, le lundi de Pâques (3 avril), le pape se rendait à Saint- Pierre, ils renouvelèrent leur demande et mallraitèrenl plusieurs personnes de l'escorte. Le service divin terminé, Pascal, suivant la coutume, se rendait, tiare en tête, de Saint-Pierre au Latran; mais, arrivé près du Capitole, il fut arrêté el forcé de pi(»iu('1 h f une décision, pour le vendredi suivant. Sans attendit' te joui-, le candidat populaire se conduisit dès lors en préfcl, cl, le vendredi, ses partisans organisèrent une sédition, assiégèrent et détruisirent plusieurs tours appartenant au pape et à ses amis. Pascal s'enfuit à Albano et chercha à gagner à sa cause les capitaines qui se trouvaient dans les environs ; il leur distri- [337] ]juQ pour cela des biens de l'Église, de l'or et de l'argent. Il se forma ainsi une armée et, vme bataille s'étant engagée, les pontificaux eurent le dessus et firent prisonnier le jeune préfet de la ville. Malheureusement, Ptolémée, comte de Tusculum, abandonna le parti du pape, s'empara de son armée qui ne soupçonnait en rien une pareille trahison, et donna ainsi à la révolte d'immenses proportions. Toutefois, à la fin de mai, nous trouvons le pape dans la partie de la ville d'au delà du Tibre ^,

Quelque temps après, la llavite-Italie fut affligée d'un terrible tremblement de terre - : la cathédrale de Padoue, la basilique de Parme et l'hôtel de ville de Milan s'écroulèrent, tous les conseillers de Milan périrent dans cette catastrophe. Epouvantés, les Milanais réunirent, en février 1117 ^, une grande assemblée près de la ville : le clergé el le peuple y prirent part, et on décida de tout tenter pour réformer les mœurs. Nous n'avons c[ue peu de renseignements svir deux conciles français ^ tenus à la même

1. l'ierre de Pise, Viia Pasclialis II, dans Wattericli, Vilx poniif. rom., t. ir, p. 10 sq. ; Jafîé, Regesla pont, ronuin., 1. i, p. 513; BaroniuSj/lnna/es, ad anii. 1 115, u. 1 ; P. L., t. CLxiii, col. 22 sq.

2. Annales Patlierbninneuses, édit. Schelïer-Boichorst, p. 133.

3. Ce fut un concile si l'on veut, mais dans le sens le plus large du mol. Je no trouve pas trace d'actes de cette réunion dans les collections. (H. L.)

4. Coleti, Concilia, t. xii, col. 1233 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 159. En 1117, Guy de Bourgogne présida un concile à Dijon, où se trouvaient réunis quantité d'évêques, d'abbés et de religieux. Les actes de ce concile sont perdus ; on ne sait rien de ce qui s'y passa, si ce n'est que les moines de Saint- Bénigne de Dijon portèrent plainte contre Humbert de Salins. Gallia christiana, t. IV, col. 681. Il excommunia Henri de Winchester, qui avait accompagné en Allemagne la fille du roi d'Angleterre, Malhilde, fiancée à Henri V, et qui, en

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époque, à Dijon et à Touiiius ^ ; quaiiL au synode réformateur célébré à Angoulcnie, sous l'évcque Gérard, légat du pape, nous savons seulement qu'il s'occupa d'un conflit entre les moines de Redon et de Quimpcrlc en Bretagne, et donna raison à ces derniers ^.

L'empereur Jlcuii. \(»y;uil (luc le iioinhrc dr. ses euucinis uugnit'iiLait en Allemagne, tlii l dcsuer plus que jamais se réconcilier avec le pape : aussi réunit-il dans la Haute-Italie une importante assemblée d'évêques et d'abbés, pour délibérer sur les moyens de rétablir la paix entre le sacerdoce et l'empire. Les trois évêques d'Asti, de Plaisance et d'Acqui se rendirent à Rome de leur propre mouvement, semblait-il. mais, en réalité, à la demande d'Henri ', ])(iur s'occuper de cette affaire, et pour hâter la réconciliation, l'empereur fit la déclaration suivante : Si on l'accusait de n'avoir pas respecté le traité conclu avec le pape, il était prêt cà se justifier, et s'il ne pouvait y parvenir, il donnerait satisfaction. Si Henri V dit la vérité dans ses deux lettres à l'évêque de Ratisbonne, il faudrait en conclure que le résultat de cette [338] ambassade lui fut très favorable. Pascal aurait désavoué tout ce ({ue Conon, Dietrich et Guy de Vienne avaient fait contre l'empereur, aurait protesté ne leur avoir jamais donné de mission [à cet effet et n'avoir envoyé en Allemagne ni Conon ni Dietrich. Il aurait également déclaré interpolées les bulles que les évêques de Mayence, de Cologne, de Salzbourg et d'Halberstadt, tous adversaires déclarés d'Henri, prétendaient avoir reçues du Saint-Siège,

récompense de ses services privés, avait été iioininé évoque de \'erdua. (>eliii-(;i dut se soumettre au pape. Laurent, Gcsta episcoporum Virdunensiurn, dans Mon. (Jerm. Idsl., Script., t. x, p. 505 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1233; Mansi, Cane, ampliss. coll., t. xxi, col. 159 ; U. Robert, Histoire du pape Calixte II, 1891, p. ^lO. (11. L.)

1. Labbe, Concilia, t. x, col. 812 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1939 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1235; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 161. (H. L.)

2. Labbe, Concilia, t. x, col. 824 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1947; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1249 ; Mansi, Concilia, Supplem., t. ii, col. 319 ; Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 183. (H. L.)

3. C'est ce qui résulte de deux passages, contradictoires à première vue, extraits de deux lettres de l'empereur à Hartwig, évêque de Ratisbonne. Mansi, op. cit., I. XXI, cul. 155 s(j.,dans le Cod. L'dalrici, dans Jalîc, Bibl. rer. Germ., t. \ , j). 307, 313.

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