VASTE PLAN UE GRÉGOIRE VII
que de la France, nouv. cdil. par Fov et de Foutette, Paris, 17G8, t. i, p. 500 sq. ; et notamment le Mandement et instruction pastorale de Mgr V Évêque de Troyes au sujet d'un office iinprinté sur une feuille volante, qui commence par ces mots : Die XXV maii, in festo sancli Gregorii VII, dans Durand do Maillanc, Les libériez de V Église gallicane, Lyon, 1771, l. y, p. 40 S([. Une opposition analogue se produisit d'ailleurs dans les diverses monarchies catholiques de l'Europe. Combattue avec succès par les adversaires du gallicanisme, notamment par G. A. Blanchi, Délia potcstà e délia polizia délia Cliiesa, in-4, Roma, 1745, lib. II, sect. 10, n. 2, t. I, p. 275 sq.. la thèse de Bossuct n'a cependant pas manqué d'être maintes fois répétée. A notre époque, elle a compté et compte encore de nombreux partisans et aussi de multiples adversaires.
Citons parmi les auteurs qui voient dans les paroles de Grégoire VII la doctrine de la dérivation tliabolique du pouvoir : E. Ouinet, Le catholicisme et la Révolution française, in-8, Paris, 1845, p. 145 ; E. Friedberg, De finium inter ecclesiam et civitatem Regundorum judicio quid medii .wi doctores etleges statuerint, in-8, Leipzig, 1871, p. 8; Le même, Der 3/ iss6;Y(N(7/ der geistlichen Amtsgewalt und der Recurs an den Staat, dans Zeitschrift fiir Kirchenrecht, 1863, t. m, p. 72; C. B. Hundeshagen, L'eber einige Hauptmomente in der geschichtiichen Entwickelung des Verholtnisses zwischen Staat und Kirche, dans Zeitschrift filr Kirchenrecht, 1861, t. I, p. 450 sq. ; James, Der Papst unddas Concil, in-8, Leipzig, 1869, p. 164 sq. ; O. Gierke, Johannes Althusius und die Entwickelung der naturrechtlichen Slaatstheorien, V cdit., 1880, 2^ édit., Breslau, 1902, p. 62 sq. ; Le mème,Das deutsche Genossenschaftsrecht, in-8, Berlin, 1888, t. m, p. 122 sq.; cf. l'extrait de cet ouvrage traduit en anglais sous le titre Political théories of the middle âges, translated by F. W. Maitland, in-8, Cambridge, 1900, p. 12 sq.,p. 109 sq.; Von Eicken, Geschichie und Sijstem der mittelaltertlichen Weltanschauung, in-8, Stuttgart, 1887, p. 357 sij. ; \V. Martens, Gregor VII, Sein. Leben und seine Wirhen, in-8, Leipzig, 1894, t. ii, p. 13 sq.; C. Mirbt, Die Puhlizistik im Zeitaller Gregors VII, in-8, Leipzig, 1894, p. 546 sq. ; C. Bayet, Grégoire VII et les rois, dans E. Lavisse et A. Rambaud, Histoire générale du iv^ siècle à nos jours, in-8, Paris, 1893, t. n, p. 95 sq. ; A. Solmi, Stato e Chiesa, 1901. p. 102 sq.
En sens contraire, on peut voir Hergenrôther, Katholische Kirche und chrisllicher Staat in ihrer geschichtiichen Entwickelung, in-8, Freibnrg, 1872, p. 460 sq. ; J.M.S. Gorini, Défense de V Église contre les erreurs historiques.... in-8, London, 1875, 7e édit., t. III, p. 214 ; Michaël, Wie dachte Papst Gregor VII ûber den L'rsprung und das Wesen der weltlichen Gewalt, dans Zeitschrift fiir katholische Théologie, 1891, t. xv, p. 164 sq., et en partie aussi E. Bernheim, Politische Begriffe des Mittelalters im Lichtc der Anschauungen Augustins. dans Deutsche Zeitschrift fiir Geschichtswissenschafl, 1896-1897, nouv. série, l. i, p. 20 sq. Dans les trois volumes sur Saint Grégoire VII et la réforme de V Église au xi^ siècle, in-8, Paris, 1889, O. Delarc n'a môme pas touché ce poinL.
Un fait est certain, c'est que Grégoire VII déclare expressémenl el constamment que le pouvoir civil est d'origine divine. Il est voulu de Dieu et les dépositaires de ce pouvoir tiennent leur autorité de Dieu. — Le 6 mai 1073, Grégoire VII écrit à Goltfried III le Bossu, duc de Basse-Lotharingie, au sujet d'Henri IV : Sin vero, quod non optamus, nobis odiuni pro dilectione, omnipotenti autem Deo pro ianto honore sihi collato, dissimulando justitiam cjus, contemptum non ex cequo rcddidcrit [rc.v llcnricuti], interminatio qua dicitur : « Mcdedictus homoq ui prohibcl
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gladium suuin a sanguine )> super nos Deu piovidenle non véniel {Jh'L;islr. 1. I, n. 9 : Mon. Giegor., p. 19). — Le 15 septembre 1073, il écrit aux Carthaginois : mundanis potcstatihus obcdiie prvedicai-il aposlolus (Registr. ]., I, u. 2"2 ; Monum. Gregor., p. 38). — Le 7 décembre 1073, à Adélaïde comtesse de Turin : Ad hoc enim tibi n Domino et Jionoris dignilas et polcnfiiv ampliiudo concessa est, ut in suo suojunique servitio experulalur iltegistr., 1. I, n. 37 ; Mon. Gregor., p. 55). — Le 28 juin 1077, aux princes d'Espagne : Nolite spem ponere in incerto diviliarum liujus .srculi, sed in illo, de quo scripluiii est : « /■*('/• nw cniiu reges régnant''^ ci alibi : (( Quoniaiii data est a Domino poiestas vobis, cl virtus ab Allissimo » [Regislr., 1. IV, n. 28, Monum. Gregor., p. 285). — Le 8 mai 1080, à Guillaume, roi d'Angleterre : Credimus prudcntiam veslram non latere: omnibus aliis excellentiores aposlolicam et regiam dignitales Jiuic nnindo,ad ejus regimiiut, omnipotentemDeum distribuissc... ne creatura, quam sui benignilas ad imaginent suam in hoc mundo creaverat, in crrunca cl morlijcra Iraherclur pcricula, [Deus] providit ut apostolica et regia dignitale per diversa regeretur ofjicia. {Regislr., 1. VII, n. 25 ; Mon. Gregor., p. 419). — Ce qu'il dit en général de l'origine du pouvoir royal, il l'applique, dans les cas particuliers, aux juinccs eux-mêmes. Le 7 décembre 1074, il écrit à Henri IV : tibi - — quern Deus in summo culmine rerum posuit [Regislr., 1. II, n. 31 ; Mon, Gregor., p. 144). — Et encore dans une autre lettre de la même dalc : Et lune dcmum regiam poteslatem te obtinere cognoscas, si régi reguni Chrisli ad reslaura'ionem dcfensionemque ecclesiarum suarum faciendam dominalionis lux alliludincm inclinas. (Regislr., 1. II, n. 30; Mon. Gregor., p. 143). — Eu 1075, il le lui répète : vobiscum, quem Deus in summo rerum posuit culmine [Regislr., 1. III, n. 7 ; Mon. Gregor., p. 212-213). — En 1076, il écrit aussi aux Allemands : Raque misimus ci [llenrico quarto] epistolas commonilorias ... ne inhonorel Deuni Jwnorantem se [Epislolœ collectai, 14, cdit., Jaffé, Mon. Gregor., p. 538). — Le 0 novembre 1077, à Harold Hein, roi do Danemark: Monemus insuper kurissime ut tibi commissi a Deo regni honorem omni industria sollertia periliaque cuslodias.. ut de le vera sapientia quic Deus est dicere queat : ^ Per me rex islc régnai n [Regislr. V, n. 10 : Mon. Gregor., p. 300).— Le 19 avril 1080, à ce même roi Harold Hein : Te ilaque specialiler, fdi karissime, cui regni curam pros'idcnlia diviiia roiumisil [Regislr., 1. VII, n. 21; Mon. Gregor., p. 412). — C'est la même pensée (jue, le 24 avril 1080, il exprime à Guillaume \^^, roi d'Angleterre : s/c p< /», r/ncz/i co; àerco /)ccTrt/f m('.scro cl paupcrculo — ila quippe omncs nascimur — polcnlissimum regem. Deus gratis jecil [Regislr., 1. \'II. n. 23 ; Mon. G'/T^'oc, p. 416). — En 1081, il écrit aussi à Alphonse VI, rui de Léon et de Ctstillc : Mémento honoris cl glorix quam libi super omnes llispanix reges misericordiu Chrisli concessit [Regisl., 1. VIII, n. 25 [ix, 2] ; Mon. Gregor., p. 472). D'autre pari, il est bien évident ...ussi que Grégoire VII donne une origine violente et diabolique aux rois. Le 25 août 1076, il écrit à Hcrmann de Metz : Sed forte pulanl, quad regia dignilas episcopalem prœcellat. Ex earum principiis colligere possunl, quantum a se utraque differunL Ill.vm quidem superbia nuMANA RKiTiiuiT, hauc diviuu pietas insliluit. Rla v(mam gloriam incessantcr captai, hicc ad tœlestem vilam semper aspirât. [Regislr., 1. IV, n. 2 ; Mon. Gregor., p. 243). Le 15 mars 1081, Grégoire VII écrit encore au même Hermann : Rane
DIGNITAS A S/ECUI.AUIBUS ETIAM DEUM IGNORANTIBUS INVENTA, IIOU Subi-
cietur ei dignitati quam omnipolentis Dei providentiel ad honorem suuin invenit mundoquc misericordilcr Iribuil ?... Quis nesciat reges et duces ab iis habuisse