S. Jérôme, Vila Antonii
4. Le chanoine Fulbert, oncle d'Héloïse, l'avait fait émasculer. (II. L.)
deux principaux ennemis eux-mêmes nièrent l'avoir conseillée, et
le légat dénonça la haine dont les Français avaient fait preuve à [363]
mon endroit; quelques jours après, il me réintégra à Saint-Denis. »
61i. Le concordat de Worms en 1122.
D'après Otton de Freisingen ^, ce furent surtout les archevêques Adelbert de Mayence, Frédéric de Cologne et Conrad de Salzbourg qui poussèrent à l'excommunication d' Henri V. Le fait est très probable en ce qui concerne Adelbert, mais Stenzel a tort de vouloir s'appuyer sur Otton de Freisingen pour affirmer ^ que plusieurs évêques (du parti réformateur) virent avec peine cette condamnation : Otton de Freisingen n'en dit absolument rien. La nouvelle excommunication redoubla d'abord l'ardeur des schismatiques allemands ; les partis s'attaquèrent avec plus d'animosité encore que par le passé, et on remarqua des défections d'un camp à l'autre, en particulier dans le conflit pour l'évêché de Liège ^. La ville de Cologne passa à rempereur,lui ouvrit ses portes et lui fit une réception solennelle ; elle fut pour ce motif frappée d'interdit par l'archevêque Frédéric *. Dès la réunion de Goslar (20 janvier 1120), elle avait manifesté ses tendances à un rapprochement avec l'empereur; aussiles partisans du pape avaient-ils tout lieu de craindre une défection complète. Plusieurs princes de la Saxe se réconcilièrent aussi, à Goslar, avec l'empereur, entre autres le duc Lothaire ^. Vers la môme époque, Erlung de Wûrzbourg revint à l'empereur et obtint le duché de Franco-