‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 421 sur 505 · L'archevêque de Mayence · texte numérisé non relu

L'archevêque de Mayence

4. Hartzheim, Conc. Germ., t. m, p. 305 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. XXI, col. 351 ; Codex Udalrici, n. 32'i, dans Jaffé, Bibl. rer. German., t. v, p. 399.

5. Vita S. Norberti, dans Monum. Germ. hist., Script., t. xii, p. 694.

6. Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 351; Codex Udalrici, n. 325, dans Jaffé, Bibl. rer. Germnn., p. 399, n. 228.

je déclare que, comme tous les catholiques, j'adhère à ce qui a été décrété par l'autorité romaine. Si donc votre intention est de défendre votre siège contre toute espèce d'intrus, faites, avec une confiance entière, ce que vous suggère la grâce divine. Quant à moi, je n'ose pas vous donner présentement un conseil, de peur que, si vous veniez à échouer, vous n'en fassiez retomber la faute

sur moi ^, »

Pour comprendre cette lettre assez énigmalique, il faut examiner la conduite tenue plus tard par l'archevêque à la réunion de Strasbourg. D'un côté, il était obligé d'engager les habitants de Wûrzbourg à se soumettre à la décision du pape; de l'autre, il voulait, pour la pacification de l'église de Wûrzbourg, ne pas abandonner complètement Gebhard. Le conseil auquel il songeait in petto, mais qu'il n'osait donner, était tpie Gebhard se rendît à Rome pour y défendre lui-même sa cause ^. Jusqu'à la décision définitive, il était évident que ni Gebhard ni tout autre candidat ne pouvait occuper le siège de Wûrzbourg. L'archevêque voulait évidemment — en opposition avec le cardinal — empêcher ainsi qu'on ne fît sans délai une nouvelle élection. Mais lorsqu'on connut à Wûrzbourg la lettre du légat et la sentence du pape, les ennemis de Gebhard relevèrent la tête et les bourgeois eux-mêmes commencèrent à l'abandonner. Gebhard se plaignit au roi Lothaire in.« Celui-ci, écrit-il, me fit venir à Strasbourg, me reçut d'une manière affable et ordonna c[ue mon affaire fût discutée et réglée par les princes présents. Je fus entendu, ainsi que mes adversaires qui étaient fort nombreux, et la vérité de mon exposition nuisit à leurs mensonges. Le cardinal romain Gérard, les archevêques x\delbert de Mayence, Adalbéro de Brème et Norbert de Magdebourg, les évêques Sigward de Minden, Diétrich de Munster, Diethard d'Osnabrûck, Otto d'Halberstadt et Meingot de Mersebourg étaient également présents. L'archevêc[ue me rendit ce témoignage que je m'étais toujours montré soumis à Rome et à l'Eglise de Mayence. [3971 A la fin, lorsqu'il fallut prendre une décision, les avis étant partagés, l'archevêque me conseilla de me rendre en personne à Rome et de confier ma cause à la bienveillance du Siège apostolique 3,

1. Codex Udalrici, n. 326, dans Jallc, Bibl. rer. German., t. v, p. ^lOO, n. 229.

2. Codex Udalrici, n. 335, dans Jaffé, op. cit., t. v, p. 410, n, 233.

3. Codex Udalrici, n. 335, dans Jafïé, op. cit., t. v, p. 409, n. 233.

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