‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 426 sur 505 · J^agi, C rit ica, ad ann. 1128, n · texte numérisé non relu

J^agi, C rit ica, ad ann. 1128, n

6. Coll. regia, t. xxvii, col. 88 ; Labbc, Concilia, t. x, col. 936; Hardouin, Conc. coll., t. VI, part. 2, col. 1145; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1889; Mansi, Conr. ampliss. coll., t. xxi, col. 375. (H. L.)

7. Pommeraye, Sanctœ Rolliomagensis Ecclesiœ concilia, p. 127; Beasin, Concilia

vcqvic de Rouen, Godefroy, fui empêché par la maladie de prendre part à l'assemblée ; mais il en partageait les désirs de réforme, car nous avons vu son zèle en faveur du célibat. Le concile décréta les trois canons suivants : 1. Aucun prêtre ne doit avoir de femme ; celui qui ne se séparera pas de sa concubine ne recevra aucvm revenu ecclésiastique, et aucun fidèle ne devra assister à sa messe, 2. Aucun clerc ne doit occuper deux charges. 3. Les moines et abbés ne doivent recevoir des laïques ni des églises ni des dîmes ; au contraire, les laïques doivent restituer à l'évêque les biens d'église qu'ils posséderaient injustement, et l'évêque pourra les donner aux moines, si telle a été l'intention de l'ancien possesseur.

Le 2 février 1129, le même cardinal-légat réunit un concile à Châlons-sur-Marne, en vue de trancher le conflit entre Henri, évêque de Verdun, et ses diocésains ^. A plusieurs reprises, ces derniers avaient accusé leur évêque auprès du pape de simo- L -■ nie, de débauche et de dissipation des biens de l'Église ; pour se défendre, l'évêque s'était rendu à Rome. Il parvint à gagner à sa cause \ine partie des cardinaux et, comme on ne put démontrer pleinement sa culpabilité, le pape renvoya la solution de cette aftaire à son légat en France, le cardinal Matthieu, qui devait l'instruire avec l'archevêque de Trêves (métropolitain de Verdun). Le cardinal cita l'évêque Henri et ses accusateurs ; mais, sur le conseil de saint Rernard, l'évêque abdiqua. On lui assigna une pension alimentaire et Ursion, abbé de Saint-Denis de Reims, lui succéda sur le siège de Verdun.

Au début de l'année 1129, dans un concile tenu au monastère de Saint-Germain-des-Prés à Paris, sous la présidence du légat Matthieu, on décida de disperser les nonnes d'Argenteuil entre divers monastères, à cause de leur mauvaise conduite ^. Suger, al)bé de Saint-Denis, ayant prouvé les droits de sa maison

Uollioma'^énsis pvovincias, p. 80 ; Colcli, Concilia, t. xii, col. 1391 ; Maiisi, Conc, ampliss. coll., t. xxi, col. 375. (H. L.)

1. Coleti, Concilia, 1. xii, col. 1391 ; Maiisi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 378 ; Concilia, Supplem., L. ii, col. 391. (H. L.)

2. Ace monastère d'Argenteuil avait appartenu Héloïse, épouse d'Abélard. Plus tard, ce dernier donna à Iléloïse son Paraclet, et, en 1131, le pape Innocent 1 1 approuva la fondation de ce nouveau monastère de femmes, dont Héloïse fut la première abbesse. Elle y fut grandement honorée du clergé et des laïques pour su prudence et sa piété.

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sur Argenteuil, on y envoya des moines de Saini -Denis. T^e pape Ilonorius II, Louis VI, roi de France, et son iils Pliilippe, associé au gouvernement, confirmèrent cette décision vers Pâques 11291.

Dans la première semaine du carême de 1129, un concile espagnol célébré à Palencia, sous le roi Alphonse VII de Castille (on lui donne parfois le nom à'imperator) et Raimond, archevêque de Tolède, promulgua dix-sept canons dirigés contre le concubinage des clercs, le vagabondage des moines, la collation des charges ecclésiastiques par les laïques, la fabrication de la fausse monnaie, etc. ^.

Un autre concile espagnol fut célébré le 4 février 1130 à Carrion, province de Léon ; il avait été convoqué par le cardinal-légat riumbert, par l'archevêque de Compostelle et le roi Alphonse, pour faire discuter et sanctionner certaines mesures, très importantes pour le royaume et l'Église, On ignore l'objet de ses [405] délibérations; on sait seulement que les trois évêques de Léon, Salamanque et Oviédo y furent déposés, on ne sait pour quels motifs. L'archevêque de Compostelle convoqua dans sa ville épiscopale les évêques et abbés de sa province, à l'occasion du sacre du nouvel évêque de Salamanque ; cette réunion eut lieu le deuxième dimanche après Pâques, elle dura trois jours, les décisions prises à Carrion y furent approuvées et confirmées ^.

Nous avons plusieurs fois signalé le zèle des évêques anglais pour maintenir en honneur le célibat ecclésiastique. Ils s'en occupèrent encore dans le synode de Londres du l^^" août 1129^; mais en cette occurrence, le roi Henri I^^ trompa la

1. Labbc, Concilia, t. x, col. 930-941 ; Hardouiii, Couc. coll., t. vi, part. 2, col. 1145 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1393 ; Maasi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 379. Ce concile se liât avant le 14 aAril 1 129 et après le 2 février, car à cette dernière date, le légat était encore à Châlons. Sur ce concile, cf. A. Luchairc, Louis VI le Gros, Annales de sa vie et de son règne, p. 199, n. 431. (H. L.)

2. Aguirre, Conc. Ilisp., t. m, p. 340-342 ; 2° édit., t. v, p. 49-51 ; Hardouin, Conc. coll., t. VI, part. 2, col. 2053 ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1399 ; Alansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 386 ; Ganis, K ircliengeschichte von Spanien, t. m, part. 1, p. 28-30. (H. L.l

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