‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 427 sur 505 · Florez, Espatla sagrada, t. xx, p. 496 sq · texte numérisé non relu

Florez, Espatla sagrada, t. xx, p. 496 sq

4. Labbe, Concilia, t. xi, col. 942-943 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, index ; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1398 ; Wilkins, Conc. Britann., t. i, col. 412 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 383 ; Pagi, Critica, ad ann. 1129, n. 15. (IL L.)

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confiance du primat et des autres évèques. Jusqu'alors, les évêques n'avaient porté contre les violateurs du célibat que des peines ecclésiastiques; cette fois, ils acceptèrent le concours du bras séculier, et le roi en abusa aussitôt, pour permettre aux prêtres, moyennant certaines redevances, de garder leurs femmes ou concubines. Matthieu Paris se trompe néanmoins lors- (ju'il soutient ([ue cette façon de faire du roi avait reçu l'approbation des évèques.

Le même jour, 1®^ août 1129, dans un concile tenu à Laufen, diocèse de Salzbourg, en présence de Conrad, archevêque de cette ville, et de Réginbert, évêque de Brixen, on établit qu'Engelhard, ancien évêque de Freisingen, mort depuis plus de cinquante ans, n'avait pas été schismatique guibertiste, étant mort deux ans (1078) avant que Guibert se fût proclamé antipape contre Grégoire VIP,

On cite, comme les derniers conciles célébrés sous le pape Honorius II, une assemblée d'Orléans, sous la présidence de Humbald, archevêque de Lyon, et une autre de Toulouse en 1129 -. Mais Pagi a démontré que la première de ces réunions, dont nous ne connaissons guère que l'existence, date en réalité de 1126. Quant à celle de Toulouse, il y a une faute de copiste : il faut lire 1229 au lieu de 1129 ; il s'agit de la célèbre assemblée qui introduisit au xxii^ siècle l'inquisition dans la province ecclésiastique de Toulouse ^,

1. Dalham, Conc. Salisburgensia, 1788, p. 66-67 ; Hartzlieim, Coiic. Germ., t. III, p. 308 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi; col. 390. (H. L.)

2. Labbe, Concilia, t. x, col. 944 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1147; Coleti, Concilia, t. xii, col. 1401 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 387 ; Pagi, Critica, ad ann. 1126, n. 10. (H. L.)

3. Labbe, Concilia, t. x, col. 1406-1409 ; Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, col. 1149 ; Coleti, Conc. coll., t. xii, col. 1403. (H. L.)

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614. Conciles sous le pape Innocent II et les empereurs Lothaire III et Conrad III. jusqu'au dixième concile

œcuménique.^

Le pape liouoriiis li élauL mort dans la nuil du 13 au 14 février 1130, le schisme qui, six ans auparavant, avait failli se produire éclata aussitôt. Au commencement de février, le pape, se rendant compte de son état, s'était fait transporter du Latran au monastère de Saint-Grégoire, sur le conseil des cardinaux dévoués au Saint-Siège ^, pour mettre autant que possible l'élection future à l'abri des empiétements du parti de la noblesse romaine. La maladie du pape s'étant aggravée et sa mort paraissant imminente, une effervescence de plus en plus grande se manifesta dans Rome et le collège des cardinaux se vit dans l'obligation de prendre d'urgence les mesures nécessaires pour l'élection du successeur. Pour obéir aux saints canons, on décida qu'avant la mort et les obsèques du pape, il n'y aurait aucune discussion sur la personne de son successeur, mais on nomma une commission exceptionnelle de huit cardinaux (deux cardinaux-évêques, trois cardinaux-prêtres et trois cardinaux-diacres) qui, après la mort du pape, devait se réunir avec les autres cardinaux, dans l'église de Saint-Adrien, pour procéder à l'élection ; auparavant, on devait établir, sous la surveillance du collège des cardinaux, des moyens de défense dans le voisinage de cette église. En même temps, on demanda au chef du parti des Frangipani et à celui du parti des Leoni de s'engager par serment à reconnaître pour leur maître le pape qui serait régulièrement élu ^. Tous ces préparatifs étaient de nature à diminuer les espérances du cardinal Pierleone, qui, depuis longtemps, aspirait à la tiare '^j aussi essaya-t-il d'atteindre par la violence le but tant

1. Quorumdam consilio ad itionasteriurn scuicti Gregorli delatus est, dans Ilist. Composlell., dans Watterich, Vitœ pontif. rom., t. n, p. 187.

2. Cf. la lettre d'Hubert de Lucques à Norbert de Magdebourg, dans Jaffé, Bihl. rcr. Gcrrn., t. v, p. 425, sq.; Hislor. Compost., dans Watterich, op. cit. ,1. ii ^ p. 189 sq.

3. Papatum a longis rétro teniporibus affeclaveral [Petrus LeonLs), conforme aux lettres de Waltcr de Ravenne à Norbert de Magdebourg, d'Hubert de

[407] désire. Il se sépara des cardinaux réunis à Saint-Grégoire et tint avec ses partisans des réunions secrètes. Il usa de violence pour empêcher la remise de l'église de Saint-Adrien aux mains des cardinaux. Croyant le pape déjà mort, et soutenu par ses frères, il se rendit devant l'église de Saint-Grégoire, accompagné de gens armés pour en forcer l'entrée et s'y faire proclamer pape^. Sa tentative de violence aurait sans dovite abouti, si le pape mourant ne s'était montré au peuple à une fenêtre et n'eût ainsi étouffé la sédition. Ces faits démontraient les intentions de Pierleone ; par crainte de nouvelles violences, les cardinaux demeurés à Saint-Grégoire renoncèrent à rechercher un accord bien improbable et se décidèrent à procéder à l'élection le plus rapidement possible, dès le décès du pape, pour devancer les tentatives du parti adverse ^. Aussitôt après la mort d'Honorius et son inhumation dans un caveau du monastère de Saint-Grégoire ^, seize cardinaux, dont quatre cardinauxévêques, se hâtèrent de procéder à l'élection de son successeur et désignèrent, dès la matinée du 14 février, le cardinal-diacre Grégoire, homme plein de prudence et de dignité, qui prit le nom d'Innocent II*. Mais les partisans de Pierleone, apprenant cet

Lucques au même, et d'Innocent II à Lothaire. Jaffé, Bibl. rer. Germ., t. v, p. 423, 426, 428; Annal Palherb., p. 154, et A. Cf. le récit de Manfred de Mantouc au sujet des tentatives de subornation de Pierleone, cdit. Schcfïer-Bcichorst, dans Mengart, Cod. diplom. Alemannix, t. ii, p. 63.

1. Sur cette élection, cf. Codex Udalrici,n. 240 sq., dans Jafïé, Bibl. rer.German., t. V, p. 418 sq. ; Watterich, Vitx pontif. rom., t. ii, p. 179-199; Zoppfel, Die Papstwahlen, in-8, Gottingen, 1871; Beilage : Die DoppeL\'ahl des Jalires 1130, p. 269- .j95 ; Miihlbachcr, Die slreitige Pap.stivald im Jahre 1130, in-8, Innsbiùck, 1876 ; Weizsacker, Die Papstwahlen von 1059-1130, dans J ahr bûcher fiir deutsche Théologie, 1872, t. XVII, p. 543 sq. ; Bernhardi, op. cit., p. 288-334 ; H. J. Wurm, Die Papstwahl, ihre Geschichle nnd Gebrâuche, dans Gorresgesells., Kôln, 1902, p. 31 sq. ; Gregorovius.Gc.sc/f. der Sladt Rom, 4'' édit. , in-8, Stuttgart, 1877, t. iv, p. 389 sq.; Hauck, Deutschlauds Kirchengeschichle , t. iv, p. 128 sq. (H. L.)

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