Vers le Poitou et l'Aquitaine
2. Henri de Cluny abjura. Le pape et saint Bernard paraissent avoir cru à sa
sa vie d'aventures. Il est plus que probable que rcxcommuuication qui frappa l'évêque d'Albi et le comte Alphonse de Toulouse furent motivées par l'hérésie d'Henri de Cluny.
On ne peut dire avec certitude si la canonisation de Hugues, évêque de Grenoble, promoteur cl cofondateuv de l'ordre [431] des chartreux, cul lieu le 22 avril 1135, peu de temps avant l'ouverture du concile de Pise, ou un an plus tôt ou plus lard ^. Nous savons, par une charte de saint Ijéopold d'Autriche. (|u'il sollicita du concile de Pise l'approbation de sa récente fondation, à Neubouro;, d'une maison de chanoines de Saint-Augustin ; le pape et les cinquante-six évéques du concile donnèrent solennellement cette approbation ^.
Grâce à la grande influence de saint Bernard, notre concile vint en aide à l'ordre tout récent des Templiers, en lui accordant un secours pécuniaire. Le pape promit de donner chaque année un marc d'or, son chancelier Aimery, deux onces d'or, les autres évêques et prélats, un marc d'argent ^.
Enfin, le concile de Pise a promulgué des canons, dont six seulement sont parvenus jusqu'à nous. Ils déclarent invalides les mariages conclus par les moines et les clercs à partir du sousdiaconat, défendent la simonie sous peine d'infamie, condamnent l'abus qui faisait donner des archidiaconés et diaconés, etc., à des personnes n'ayant pas recules ordres correspondants, voire même à de tout jeunes gens ; ils frappent d'anathème quiconque lève la main sur un clerc ou un moine et renouvellent le droit d'asile des églises et des cimetières *.
En même temps que le concile de Pise (Pentecôte 1135), on célébra à Léon en Espagne un synode (plutôt diète que concile)
sincérité. Bernard lui offrit une retraite à Cl airvaux; cf. Gesto pontif. Cenornan. , dans Bouquet, Rec. des Itistor. de la Gaule, t. xii, p. 554; Geoffroy, Epish, dans P. L., t. CI. XXXV, col. 412, n. 3. On ne sait s'il se rendit jusqu'à Clairvaux ; Pagi, Critica, ad ann. 1116, n. 19 sq. ; ad ann. 1134, n. 4 ; Bernheim, dans Zeitschrijt jiir Kirchenrecht, 1881, t. xvi, p. 151. (H. L.)
1. Baronius, Annales, ad ann. llS'i, n. 2 ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 417.
2. Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 489 sq. ; Pez, Codex diplomaticus , t. 1, p. 316. La date du document est fausse, l'année 1134 ne s'accorde pas avec Vindictio XV, qui demanderait 113().
3. Bernheim, dans ZeitschrI/l fiir Kirchenrecht 1881, t. xvi, p. 149.