DIXIÈME CONCILE ŒCUMENIQUE
1, Staluimus, si quis simoniace ordinatus fuerit, ah ofpcio omnino cadat qxiod illicite usurpai'it.
Celui qui a été ordonné par simonie doit perdre sa charge ^.
2. Si quis jinebetiddDK s'cl j>rioraluni, seu decanatum, ont honorein, vel promotionem oliquavi ecclesiasticatn, seu quodlibet sacramentum ecclesiasticuiii, utpote chrisma, vel oleum sanctum, consecrationes altarium, vel ecclesiarum, i nterveniente execrabili ardore a\-ariiise per pecuniam acquisivit : honore maie acquisito careat, et emptor, atque venditor et intercentor, nota injamise percellantur. Et nec pro pastu, îiec sub obtentu alicujus consuetudinis ante vel post a quoquam aliquid exigatur, i^'el ipse dare praesumat : quoniam simoniacum est : sed libère, et absque imminutione aliqua, collata sibi dignitate atque bénéficia perfruatur.
Celui qui a obtenu à prix d'argent une prébende, un prieuré, un doyenné ou toute autre charge ecclésiastique, ou bien encore un sacrement de l'Eglise, comme le saint chrême, l'huile sainte, la consécration des autels ou des églises, sera privé de cette charge si mal acquise; le vendeur, l'acheteur et toutes les personnes qui auront pris part à cet acte seront considérés comme infâmes. Tout doit être fait gratuitement ^.
[4'ilJ 3. .4 suis episcopis excomniunicatos, ah aliis suscipi modis omnibus prohibemus. Qui vero excoînmunicato, antequam ah eo qui eum excommunicaçerit absolçatur, scienter communicare prsesumpserit, pari sententise teneatur obnoxius.
Celui qui a été excommunié par son évêque ne doit pas être reçu par un autre, sous peine d'excommunication^.
4. Prsecipimus etiam quod tam episcopi quam clerici, in statu mentis, m habitu corporis, Deo et hominibus placere studeant, et nec in super fluitate, scissura, aut colore ^'estium, nec in tonsura,
1. Identique au canon 1 de Clermont en 1130, revouvelé à Rome en 1131.
2. Développement du canon 1 de Clermont et de Reims. La rédaction du Latran offre une certaine analogie avec un canon du concile de Pise et avec les canons 1, 3, 4, du concile de Londres en 1138.
3. Cette prescription reparaît constamment dans les conciles de cette époque. Elle vise un cas fréquent alors. Des évêques, vu la pénurie de sujets pour remplir les charges, recevaient des clercs en s'abstenant de toute enquête, afin d'ignorer les irrégularités dont ceux-ci pouvaient être frappés, les incorporaient dans leur diocèse et leur attribuaient une charge sacerdotale ou autre. Il s'en suivait qu'un clerc taré qui prenait la résolution de se dépayser et savait choisir son temps pouvait se refaire une carrière. (II. L.)
intuentium, quorum forma et e.remplum esse debent, offendant aspectum : sed potius quœ eos deceat sanctitatem prse se ferant. Quod si, monili ah episcopis, emendari noluerint, ecclesiasticis careant heneficiis.
Les évêques et tous les clercs doivent être vêtus d'une manière décente et modeste ^.
5. lllud autem, quod in sacro Chalcedonensi constitutum est concilio, irrefragabiliter conserpari prsecipimus. Ut videlicel decedentium hona episcoporum a nullo omnino hominum diripiantur, sed ad opus Ecclesias et successoris sui in libéra œconomi et clericorum permaneant potestate. Cesset igitur de cœtero illa detestabilis et sseva rapacitas. Si quis autem amodo hoc attentare prsesumpserit, excommunicationi suhjaceat. Qui i'ero morientium presbyterorum vel clericorum bona rapuerint, simili sententise suhjiciantur.
On renouvelle l'ordonnance du concile de Chalcédoine prescrivant que personne ne doit s'attribuer, au mépris du droit, l'héritage d'un (''\ ôcjuc ; cette défense s'applique aussi à l'héritage de tous les clercs ^.
n. Decernimus etiam ut ii, qui in ordine suhdiaconatus, et supra, uxores duxerint, aut concubinas habuerint, officio atque ecclesiastico beneficio careant. Curn enim ipsi templum Dei, casa Domini, sacrarium Spiritus Sancti debeant esse et dici : indignum est eos cubilihus et immunditiis deservire.
Les sous-diacres et tous les clercs d'un ordre supérieur qui ont des femmes ou des concubines doivent être privés de l'office et des bénéfices ecclésiastiques ^.
7. Ad hœc prsedecessorum nostrorum Gregorii VII, Urbani et Paschalis, romanorum pontificum i'esligiis inhœrentes, prsecipimus ut nullus missas eorum audiat quos uxores vel concubinas habere cognoverit. Ut autem lex continentiœ et Deo placens munditia in ecclesiasticis personis et sacris ordinibus dilatetur : statuimus quatenus episcopi, presbyteri, diaconi, subdiaconi, regulares canonici et monachi atque conversi projessi, qui, sanctum trans gredientes propositum, uxores sibi copulare prsesumpserint, sepa