‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 460 sur 505 · Matth., xvni · texte numérisé non relu

Matth., xvni

,'j. Vila Bernardi, aucl. Galfrido, c. v 4. Cf. S. Bernard, Epifil., clxxxix.

GIG. AUKLAUU Kl LE CONCILE DE SENS 753

tles amis tlu Clirist, dont la fiancée vous appelle dans ce champ clos de l'erreur ... Ne soyez pas surpris si nous vous invitons d'une manière si inattendue et en vous donnant un si court délai. Dans son astuce, l'adversaire a préparé toutes choses, afin de pouvoir s'attaquer à des hommes non préparés ^. »

Abélard insistait donc pour que le concile de Sens se tînt sans délai, et saint Bernard, au moment où il écrivit cette lettre, acceptait d'y prendre part et en rendait ainsi la réunion possible. L'archevêque ayant fait les invitations au synode, de concert avec saint Bernard, ce dernier pouvait dire : « Nous vous avons invités. » M. de Rémusat ^ suppose qu'avant la célébration du concile de Sens, saint Bernard avait écrit d'autres lettres concernant cette alîaire, notamment une aux cardinaux ^, une autre au pape * et plusieurs à des cardinaux en particulier ^. Je crois cependant qu'il existe plusieurs motifs concluants pour placer la rédaction de ces lettres après le synode.

Sauf un seul point, tout ce que nous savons sur le concile de Sens concerne exclusivement l'affaire d' Abélard, et il est probable qu'on n'y a pas abordé d'autres questions. Le seul point étranger à ce débat est le rapport adressé au synode par les supérieurs de l'église de Tournai sur une vision que venait d'avoir le jeune chanoine Henri de Tournai et qui concernait la [457J restauration de l'évcché de cette ville. Le synode recommanda d'attendre une manifestation plus claire de la volonté de Dieu ''. Les détails les plus circonstanciés sur les opérations du concile de Sens se trouvent dans deux lettres de saint Bernard au pape, écrites à la demande des archevêques de Sens et de Reims et de leurs sufîragants. Dans la première, Henri, archevêque de Sens, d'accord avec ses sulfragants, parmi lesquels Godefroy de Chartres, demande au pape de confirmer les actes du concile. « Dans la France presque entière, disent-ils, dans les villes et les villages, dans l'intérieur des écoles et au dehors, voire même chez

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