‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 472 sur 505 · Abélard, Opéra, édit. Cousin, t. ii, p · texte numérisé non relu

Abélard, Opéra, édit. Cousin, t. ii, p

Ibid.,

, p. 7'., 'if.

Jbid.,

Ibid.,

II

Ibid.,

Ibid.,

II

Ibid.,

Ibid..

II

Ibid.,

. Ibid.

t. II, p. 76.

. Ibid.

t. Il, p. 78.

I Pétri,

GIO. AUKLAKU i: 1 LE CONCILE UE SENS 7G5

preuves de raison, pour réfuler ceux cjui i\e voulaient admettre que ces sortes de preuves ; il veut les vaincre avec leurs propres armes, comme David avait vaincu Goliath ^.

Malg;rc cette argumentation, Abélard prétend conserver la dillérencc qui existe entre la science et la foi. Son sentiment est le suivant : o) lorsqu'une })roposition a l'autorité pour elle (c'est-à-dire s'il est certain qu'elle a été révélée par Dieu), on doit la croire quand même on ne pourrait pas l'expliquer : Credi saluhriier débet, quod explicari non i^alet ^. Les philosophes eux-mêmes avaient accepté cette proposition : Quod omnibus i'el pluribus, vel ductis i'idetur hominibus ei contradici non oportere^. b) Par le credere, nous arrivons à une connaissance plus élevée, par exemple, à l'égard de Dieu, qvie par la raison : Credimus, ut cognoscamus *, et : Ea quœ ad notitiam Dei pertinent, non niai eo recelante percipi possunt^, et : Nisi credideritis, non intelligetis ^. c) Ce qui nous est enseigné par la foi est une vérité complète, Veritas est, sed adhuc creditur, non <^idetur ^, mais ce que la raison peut atteindre à l'égard de la Trinité est umbra, non i^eritas ^ ; ce n'est pas la vérité elle-même, mais seulement aliquid çerisimile atque humanse rationi <,ncinum, nec sacrse fidei contrarium ^ d). Ce qui nous vient de la foi présente plus de certitude que les connaissances (}ui nous viennent de la raison : la omnibus auctoritalemhumance anteponi rationi cons'enil, maxime autern in his, quie ad Deum pertinent, tutius auctoritate quam humano nitimur judicio ^^. Sur l'immortalité, par exemple, ce n'est pas la raison qui nous donne pleine conviction : Ad hase quippe recipienda et credenda non sensuum experimeniis nec humanis cogi rationibus poterunt, sed sala auctoritate sunt conducendi^^. e) C'est dire par là même que les preuves de la raison ne sont pas suilisantes lorsqu'il s'agit de choses placées au-dessus d'elle : Perpende, quanta sit prœsumptio,

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