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naîl lui-iiirino rpi" Altrlard regorde le Saint-Esprit coininc conaubslantiaU.s au l*èrc cl au Fils; il se contente de mettre en doute la valeur de ces distinctions.
II. Dans le second chapitre, il combat également la valeur des comparaisons empruntées au sceau et à sa matière, à l'espèce et au genre, etc. ^.
III. Dans le troisième, il montre ([ue l'idée lixe d'Abélard, d'attribuer au Père la puissance, au Fils la sagesse, au Saint- Esprit l'amour, conduit à des erreurs, car la puissance, la sagesse et l'amour ne sont pas les proprielates des personnes en particulier, mais sont communia à toute la Trinité.
l\ . Saint Bernard proteste ensuite énergicjuement contre la définition do la fol donnée par Abélard, d'après lequel elle n'est t[u'une sestimatio. « Il en résulterait, dit saint Bernard, que les mystères de notre sainte foi ne sont que de vagues opinions. La foi perdrait toute certitude et l'espérance, toute sa base. Les martyrs auraient été des insensés de donner leur vie pour de simples opinions. » Il est vrai qu' Abélard emploie l'expression : Fides est existimatio non apparentium ■^, dans le sens del'Epître aux Hébreux ^, et les extraits que nous avons donnés plus haut établissent clairement que, povir Abélard, les vérités de la foi chrétienne ne sont pas chose incertaine et de pures opinions, mais qu'il leur reconnaît au contraire une plus grande certitude que si elles reposaient uniquement sur le raisonnement. Ce [470] qui fait l'objet de la foi, dit-il, est la pleine méritas, tandis que le raisonnement ne peut conduire qu'à une umbra veritatis» Saint Bernard aurait dû remarquer qu' Abélard n'emploie qu'une seule fois, et comme en passant, l'expression existimatio, sans songer à en faire une définition ex professa de la foi. Lorsqu'il veut définir la foi. au début de son Introductio ad theologiam, il se conforme pleinement aux termes de la lettre aux Hébreux, qu'il se borne à développer. La foi, dit-il, d'après la parole de l'apôtre, est la substantia rerum sperdndarum, c'est-à-dire le fundamentum et origo, unde ad speranda aliqua perducimur ; et en ajoutant (jue la foi est argumentiun non apparentium, l'apôtre entend par là une probatio, quod sint aliqua non appa-