‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 486 sur 505 · Opéra, édit. Cousin, t. 11, p. GOO · texte numérisé non relu

Opéra, édit. Cousin, t. 11, p. GOO

8. Quod non peccaverunt qui Christum ignorantes crucifixerunt et quod non culpœ atlribendum est quidquid fil pcr i iiiinninliam. (H. L.)

9. Quod polentas: liiiundi atque .soh'cnih aposlolis (hiln hinluin sil^ non surces;<inri-

consentement (c'est-à-dire le mépris de Dieu) (jui constitue le péché ^. Extrait du c. ii du Scito te ipsum.

14. A la personne du Père appartient principalement et exclusivement la toute-puissance, A été déjà développé par saint Bernard.

Pour sa défense, Abélard composa une apologie dont nous ne jiossédons plus que quelques fragments '^. Otton de Freisingen parle de ce travail, qui commençait par un passage de Boèce ; Abélard y défendait les propositions incriminées, cellesci en particulier : que le Père est la plena potentia, le Fils quœdam potentia^ etc., que le SainL-Esprit n'est pas de la substance du Père, qu'il est l'âme du monde, que le Christ ne s'est pas fait chair pour nous délivrer du pouvoir de Satan, et que ceux-là n'avaient pas péché qui crucifièrent le Christ par ignorance ^. Par ces renseignements et par les fragments <[ui ont passé dans l'édition de Cousin, on voit que cette apologie est essentiellement dilférente [479] de celle qui nous est parvenue en entier, et Otton de Freisingen s'est trompé en la plaçant après la publication de la sentence du pape contre Abélard ^.

La lettre écrite par Abélard à Héloïse aussitôt après le concile de Sens a aussi un caractère apologétique : Abélard s'clforce de réfuter les accusations que saint Bernard avait portées contre lui. « Sœur Héloïse, toi qui m'as été chère dans le monde et qui m'es maintenant encore plus chère dans le Christ. Voici que la logique me fait haïr par le monde. Les pervers, ceux-là mêmes qui pervertissent tout et dont la sagesse consiste dans le dénigrement, prétendent en effet que, si je suis passé maître dans ce qui regarde la logique, je suis très faible à l'endroit de saint Paul. En louant inon talent, ils m'enlèvent la pureté de la foi chrétienne... Je ne tiens pas à être philosophe, s'il faut pour cela que je sois opposé à saint Paul ; je ne veux pas être Aristote, si je dois être exclu par le Christ. Il n'existe en effet aucun autre nom sous le ciel par lequel je puisse arriver au l)onheur. Je crois au Père, au Fils et au Saint-Esprit, au Dieu unique et véritable, trine dans les personnes et toujours un dans

1. Quod nec opus, iicc volunlas, neque concupiscentia, ne.que deleclalio, curn movet eam, peccalum sit, nec debemus vclle eam extinguere. (II. L.)

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