Cousin, op. cil., t. H, p
3. Rémusat, vp. cil., l. i, p. 252. Voir la Professio fidei, dans P. L., t. ci.xxviu, col. 178. (H. L.)
788 I.lVlîK XXXIII
«3. J(î professe (jue ]<• 1^'ils de Dieu s'esL fait chair pour nous délivrer de l'esclavage et du joug du péché et du démon.
« 4. Je professe et je crois que Jésus-Christ, en tant qu'il est la troisième personne de la Trinité, est le véritable et uni([ue Fils do Dieu, engendré de toute éternité de la substance du Père.
« 5. La grâce de Dieu nous est nécessaire, elle précède notre volonté vers le bien, elle continue pour que nous puissions accomplir ce bien et elle nous garde pour que nous persévérerions.
« 6. Je crois que Dieu ne peut faire que ce qui est convenal)le pour lui, et qu'il pourrait faire bien des choses qu'il ne fait pas.
«7. Souvent, ce que nous faisons par ignorance nous est cepeu- [486] dant imputé à péché, particulièrement lorsque cette ignorance est le résultat de notre négligence,
(( 8. Je professe que Dieu empêche souvent le mal, soit qu'il empêche un mauvais dessein d'aboutir, soit qu'il change la volonté, de telle sorte que l'homme ne persiste pas dans ses mauvaises pensées.
a 9. Je déclare cjue la faute et la punition d'Adam sont également retombées sur nous.
«10. Les meurtriers du Christ ont, par cette mort, commis un grand crime.
u 11. he spiriius timoris ne peut pas avoir existé dans l'âme du Christ, parce que cette âme renfermait l'amour le plus complet. En revanche, le castus timor (c'est-à-dire reverentia charitatis) est dans l'âme du Christ.
« 12. Je professe que non seulement les apôtres, mais encore leurs successeurs, dignes ou indignes, ont reçu le pouvoir de lier et de délier.
«13. Tous ceux qui sont égaux sous le rapport de l'amour de Dieu et du prochain sont aussi égaux sous le rapport du mérite, et, devant Dieu, ce mérite ne diminue pas, ([uand même la bonne intention n'aurait pas été suivie d'effet.
«14. Le Père est aussi sage, le Fils est aussi bon que le Saint- Esprit ; les Personnes ne sont pas différentes les unes des autres en bonté et en dignité.
«15. Il ne m'est jamais venu à la pensée de prétendre qu'à la lin du monde le Père viendrait à la place du Fils.
« 16. Je n'ai jamais soutenu non plus que l'âme du Christ ne fût descendue aux enfers que per potentiain et non par ellemême.