‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 5)Chapitre 498 sur 505 · Ibid., t. m, part. 1, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. m, part. 1, p

3. Hall, district d'Inspriick, Tyrol. INIausi, Conc. antplias. coll., t. xxi, col. 701 ; Dulham, Concilia Salisburgensia, 1788, p. 71-72. (H. L.)

4. Hardouin, Conc. coll., t. vi, part. 2, index ; Coleti, Concilia, 1. xii, col. IG'il ; Mansi, Conc. ampliss. coll., t. xxi, col. 701. (II. L.)

Louis \ll plus que personne. Ce prince entra en correspondance avec tous les princes sur le territoire desquels la croisade devait passer, et Bernard utilisa le délai jusqu'au départ pour prêcher l'expédition par toute la France et enflammer par ses lettres le reste de l'Occident pour la défense de la cause de Dieu ^. Alors, comme au temps de la première croisade, une persécution violente éclata contre les Juifs, surtout sur les bords du Rhin, où un moine cistercien de Clairvaux, nommé Rodolphe, prêchait la croisade avec un succès extraordinaire, mais en même temps excitait les masses contre les Juifs -, Ayant appris cette persécution, saint Bernard s'efforça d'y mettre un terme par ses lettres ^ ; mais il ne put y parvenir et se décida à partir pour l'Allemagne, vers l'automne de l'année 1146, au rapport d'Otton de Freisingen *, tant pour faire cesser la persécution provoquée par Rodolphe que pour engager le roi Conrad à participer à la croisade. A Mayence, il obligea Rodolphe à retourner dans son monastère, puis il se rendit à Francfort^, pour s'entretenir avec Conrad; mais cette première tentative demeura infructueuse ; de là, sur l'invitation de l'évèque de Constance, il traversa ce diocèse pour se rendre à Zurich, où il accomplit de nombreux miracles et obtint des résultats considérables; enfin, il revint à Spire, le 24 décembre, pour assister à la diète convoquée par le roi pour la Noël de 1146 ^. Le [oU-jj craint fit alors une nouvelle tentative près du roi. Conrad, le jour de la Saint-Jean, aussitôt après le service divin, subitement, on pourrait presque dire miraculeusement touché par les pa-

1. E. Vacandard, Vie de saint Bernard, t. ii, p. 271-272, 273. (H. L.)

2. A Cologne, à Metz principalement, nonobstant l'attitude des évêques et de Conrad III. Otton de Freisingen, Gesta Friderici régis, i, 37, 39, et Annal. Rod., dans Monum. Germ. hist., Scripl., t. xvi, p. 6'il, 718 ; Beinhardi, Conrad III, p. 523. (H, L.;

3. S. Bernard, Epist., ccclxiii, ccci.xv. On trouvera un rapide et excellent résumé de cet épisode dans E. Vacandard, Vie de saint Bernard, t. ii, p. 274- 280. (H. L.)

4. Otton de Freisingen, Gesta Friderici, i, 39, et Annal. Rod., dans Monitm. Germ. hist., Script., t. xvi, p. 718.

5. Sur cette première tentative d'organiser une croisade allemande, cf. Vacandard, Vie de saint Bernard, t. ii, p. 281-28G.

6. Ibid., t. II, p. 287; cf. Kiistle, Des hcil. Bernhard von Clairvaux Reise und Aujenthalt in der Diocèse Conslanz, 1868 ; Watterich, Vitie pontij. roni., t. n, p. 296.

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rôles pressantes de saint Bernard, prit la croix avec son neveu Frédéric Barberousse et plusieurs milliers de personnes de toutes conditions ^. La glace était rompue en Allemagne, et l'abbé Adam d'Eberach continua ce que le saint religieux avait commencé, en particulier lors de la diète de Ratisbonne ^.

Lorsque, au printemps de 1147, on commençait de tous côtés les armements, le roi Louis VII tint, le dimanche de la Septuagésime (16 février), une diète synodale à Etampes, pour délibérer sur le chemin à suivre^. Roger, roi de Sicile, avait envoyé des ambassadeurs pour exposer les sérieux motifs qu'il y avait à faire, le voyage par mer; il voulait en particulier empêcher à tout prix une action simultanée des Français et des Allemands avec les Grecs, qui lui semblait devoir être funeste. On décida néanmoins de ne pas se séparer de l'armée allemande et de suivre la voie de terre, comme on l'avait fait lors de la première croisade; les ambassadeurs siciliens, mécontents, s'éloignèrent alors en prédisant les plus grands malheurs. On examina également à qui serait confié le gouvernement du royaume, en l'absence du roi ; sur la proposition de saint Bernard, l'abbé Suger et Guillaume, comte de Nevers, furent investis de ces importantes fonctions. L'un et l'autre les acceptèrent à regret ; car le comte désirait se faire chartreux, dessein qu'il réalisa par la suite. Enfin, on décida que la croisade se mettrait en marche à la Pentecôte et que la concentration se ferait à Metz *. Les croisés allemands voulurent précéder les Français de quelques semaines, avec l'intention de se réunir à eux à Constantinople. Dès le 19 mars 1147, le roi avait convoqué une grande diète à Francfort pour trancher différentes

1. Vita Bernardi, 1. VI, c. iv, n. 15 ; Oltou de Freisingen, Gesta Friderici, i, 39 ; lielmold, Chron. Slai>or., i, 59, dans Mon. Gerrn. hisl., Script., t. xxi, p. 56; W. Bernhardi, Konrad III, p. 531, n. 62 ; E. Vacandard, op. cit., t. ii, p. 289. (H. L.)

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