lalîé, Moniim. Gregoriana. p. 524. (II. L
.'). Les inten lions étaient pures, mais le geste brusque et le langage parfois brûlai. A Rome, le pape trouvait, on le ernira sans peine avec ce qu'on a lu des anciens ponlificals, de quoi exercer la réiorme et se faire la main. Il niit en denieiire les prèlres de pratiquer la vie conunnne suivant les prescriptions canoniques ou de rentier dans la vie laùpie. Plusieurs préférèrent ce dernier parti. Boniibo, Liber ad nmicuni, 1. YII. dans Jalïé, Mouum. r/rp^or., p. 6G0. La basilic[ue de Saint-Pierre, jour et nuit, était un lieu d'infamie. Le personnel infime, les « rats d'Église » rasés, glabres et dignes, mître en tête, se donnaient peur évêques et cardinaux aux pèlerins qui sollicitaient des prières, une recommandation, grassement payées à ces malandrins. Le jour, ils trompaient; la nuit venue ^ ils volaient à Taise, détroussaient, violaient les femmes et pis que cela, Bonitho, Liber, dans Mon. Gregor., p. GGO, GGl. Grégoire VII chassa tout le personnel sans exception. Des cardinaux venaient dire leur messe avant l'aube du jour afin de tovirlier des honoraii'cs plus élevés, on leur intordit l'autel. Le reste était à l'avenant. Tout ce personnel taré ne se laissait pas évincer sans protestation et surtout sans la plus efticace des protestations, la résistance. Pour un caractère de la trempe de Grégoire, c'était plutôt une humiliation qu'im déboire. Il était homme à faire bon marché d'une lésislance. d'où (prclle ^ int. Mais pendant
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il no se laissa, remar(iiic Lainhcrl, ni riuouvoiT ni (''ji;arer par les criailleries et les mensonges ; il exliorla el, pressa sans relâche les évêqnes à i'cni])lir leur devoir. Ce lui ])robablement ])ouî' le icui- ra|)|)('l('r (|ue, le 'M) novembre 1074, (fête de saint. André) ainsi (juc nous l'avons dit, il linl le synode loinain auquel avait été ci lé Ijiémar archevêque de Brème. L'évèque de Poitiers devait également y comparaîlre et justifier sa conduite dans l'affaire du mariage du comte Guillaume, à <[ni il avait défendu de se séparer de sa femme, (\\\[ élail sa parente. Une lettre du pape à Cunibert, évéque de Turin, nous a])prend que ce synode se tint en effet le jour de la fcle de saint André ; le pape reproche à cet évéque de ne s'y être pas rendu, (juoicju'invité ^. Nous n'avons pas d'autres détails à ce sujet "'.
Parmi les évêqnes allemands, Siegfried archevêque de Mayence'^, [31] jugea plus prudent de ne faire exécuter que peu à peu les décrets du pa})e. Il assigna à ses clercs un délai de six mois les exhortant à faire dès lors volontairement ce qu'il leur faudrait ensuite faire de force, et les priant de lui éviter, ainsi qu'au
cette première année de pontificat, Grégoire, qui ne se ménageait jamais, s'était véritablement surmené. A lire son Re<j,istrnm, on peut juger de l'activité incessante et appliquée à tous objets qu'il déploya. Ce que nous avons eu l'occasion de citer ])eut donnei' wnc idée du reste. Aussi le Rc'^islrum présente-t-il tout à COU]) une inleiTiiplioii : c'est la période de celle grave maladie (|iii du ! .'> juin au 28 août (ilili^c le pa|)e à déposer la pliiinc. ()n |>t•ul(l('^ incr le coiihM^-li'iups (]iii, s'ajoutaul à laiit d'autres, terrassa un monu'iit cette fougueuse nature. Le 12 juin, le pape était à Montecimino, près de Viterbe, où s'opérait la concentration des troupes destinées à l'expédition contre les Normands, Registruin, 1. I, n. 8'»; Mon. (iregor., p. 105; jRcfi. poitt. mm., ii. ASTi; sur la date de cette lettre que Diitizcliuanu, dans Vorsc1iun<j,('ii ziir (leulachen (irsrliichlr. I. xv, p. 521 \eut rej)orler au 1''" mai, voir IJeyer, dans l'\)rsr}iiin;^en, t. xxi, p. 'i08. Là, un événement imprévu vint bouleverser et détruire le plan longLcnips caressé. Par suite de rivalités entre le contingent de Pise et Gisolfe de Salerne, l'armée se dislo- (jua sans avoir lien faU, Aimé du Mont-Cassin, Ysloire,\.YlI, c. xii, xiii, xiv; Bonilho, Liber ad amicurn, I. VII, dans Libelli de Vite, t. i, j). (iO'i. Le coup était rude, Grégoire s'alita. La lettre dans laqvielle le pa|>e d(''j)lore sou retour à la santé est celle du Rei!,isliinu. 1. Il, n. 9; Mon. dieiior. y. 122; Reg. pont, rom., p. /i882 ; O. l^elarc, o/). ril., t. m, p. 10!. (11. L.)
1. RegistiHni. I. II. n. 33; Mo/t. <lreu,or., p. I'i7; Ueil. pont, rom., n. 490G. (II. L.)
2. Mansi, Concilia. .Sui)pleni. t. ii, col. G; Conc. ampliss. coll., t. xx, col. 435; JjiiU, Regesta pont, rom., 2'' édit. p. 009, (H. L.)