Conciles à Paris, à Rouen et à Reims, en
Le concile tenu à Paris, en 107'i, fut marqué par les mêmes démonstrations violentes que les synodes d'Erfurt et de Passau. Dès l'avènement de Grégoire VII, Philippe I^r^ roi de France, [33] lui avait écrit pour protester de son attachement au Saint- Siège et de son ohéissance -. Dans sa réponse hautaine (13 avril 1074) Grégoire dit an roi que, « s'il ;i\ail }»arlé sérieusement, il devait avant lout dédommager l'église de Beauvais des pertes qu'elle avait eu à subir : puis se souvenir que, si ses prédécesseurs avaient joui sur le trône d'une si grande gloire, c'est qu'ils avaient toujours été les défenseurs de l'Eglise. Ils avaient joint à la vertu, l'honneur et la puissance. Le devoir du pape était de lui inculquer ces vérités, même avec rigueur, s'il était nécessaire -. » Mais l'encyclique du pape adressée le 10 septembre 1074 à l'épiscopat français montre que le roi n'avait guère écouté ces conseils, Grégoire s'y plaint de la dépravation des mœurs en France, dépravation dont « le roi est la principale cause, car il gouverne plutôt en tyran qu'en roi. Souillé de sacrilèges, il a donné le mauvais exemple à ses peuples. Non content d'être spoliateur des églises, adultère et parjure, il a naguère dépouillé des marchands étrangers, comme l'eût fait un voleur de grands chemins. Les évoques ne devaient pas garder le silence, car le prophète dit : « Maudit soit celui qui retient son glaive pour ne pas verser le
de Passau sur la question du célibat est inadmissible. [Si à Ert'urt et à Passau les évêques avaient fait preuve de bonne volonté, il n'en fut pas de mênae partout : Otton de Constance tolérait et encourageait alors même le mariage do ses prêtres. Epislolœ colleclœ, n. 9, édit. Jafïé; Mon. Gregor., p. 530. (H. L.)]
1. Nous avons rappelé plus haut la lettre à Roclin de Chalon-sur-Saône, Registr., 1. I, n. 35 ; Mon. Gregor., p. 53 sq. ; Regesla ponlij. rom., n. 4807, dont le ton n'avait rien de diploniatiquc ; mais le siège de Màcon ayant été pourvu d'un titulaire, on n'eut pas à en venir des menaces au fait. Bientôt cependant surgit lincident de Beauvais dont l'évèque, Guy, fut chassé par le peuple à l'instigation de Philippe I*^"^. Guy se réfugia auprès du pape qui prit la cause en mAxw. Régi sir iim. 1. I, n. 74, 75; Mon. Gregor.. p. S)'à; Reg. pont. rom.. n.4Sô4,
2. Regi.^lruin, I. 1, ii. 7'i ; .Mon. Gregor., p. 93; Regesla pont, rom., n. -JS-U.
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sano; ^, » c'est-à-dire ([iii néglige de reprendre un débauché. C'est pourquoi une grande responsabilité retombe sur le clergé français. 11 doit se réunir en concile pour reprocher au roi SCS torts ; si le roi n'écoule pas, on jettera l'interdit sur le pays ; et, s'il ne rentre pas en lui-même, le pape cherchera par tous les moyens à dclivrci- la France de son j«»i'S "