DIÎBTTTS DE GRÉGOIRE VII
par les Acta Valicana ((iii sont de la irième époqno ^. Bonilho [2] raconte : « Épouvanté par ces acclamations, Hildebrand voulut monter i\ l'ambon pour calmer le peuple; mais le cardinal Hugues Candide - l'y prévint : Vous tous, hommes et frères, cous sa^>ez que depuis le pontificat du pape Léon, Hildebrand yia cessé de travailler à V exaltation de la sainte Église romaine et à la protection de la liberté de cette ville. Or, comme nous ne pourrions trouver pour la papauté un candidat meilleur que lui, et même aucun qui le vaille, choisissons-le, car il est clerc de notre Église ^, il nous connaît tous et il a fait ses preuves. Tous les cardinaux, évêques, prêtres et diacres et le reste du clergé, crièrent, selon la forme accoutumée : Saint Pierre choisit Grégoire pour pape, et Hildebrand fut aussitôt amené et intronisé comme de force par le peuple dans l'église de Saint-Pierre-aux-Liens*. » Les ActaV aticana sont pleinement d'accord avec cette relation, et lorsque le cardinal Benno, ennemi juré de Grégoire, interprète abusivement cette initiative populaire pour imputer aux seuls laïques l'élection d'Hildebrand^, il se trompe, car les documents que nous venons de citer prouvent que les cardinaux firent véritablement l'élection; de plus, il est en contradiction avec le procès-verbal officiel de cette élection, placé plus tard en tête des lettres (Registrum) de Grégoire ^ D'après ce texte, les cardinaux et tous les clercs
1. Bonilho de Sutri, cf. Baronius, Annales, ad ann. 1073, n. 15, 20; P. L., t. cxLYin, col. 114; Watterich, Vitœ ponlifcum romatiorum, in-8, Lipsia>, 1862, t. I, p. 308 ; Pertz, Monum. Germ. hislor., t. xiv, Scriptores, t. xii, p. 169. Les adversaires répandirent le bruit qu'Hildebrand avait soudoyé le peuple par ses agents ; Vido de Ferrare n'ose pas le soutenir ouvertement.