‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 104 sur 403 · LES GANÖN9 Db SAROIQUE 76â · texte numérisé non relu

LES GANÖN9 Db SAROIQUE 76â

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Osiuä episcopus dixit: Illud quoque necessario adjiciendum est, ut eoiscopi de sua provincia ad aliam provinciam, in qua sunt episcopi, [5611 non trahseäiit, nisi forte a fratribus suiö invitäti, life videamüt* jatluättt clauderfe cäritatis. Qüod si in alic[ua proVincia aliqüis episcopuö contta fi^atHm stitim episcopurtl litötn habuerit^ riß unus e duobüfe ex alia ptovincia advocet episGopum cognitörem. Quod si aliquis episcoporuin judicatus fuerit in aliqua causa, et putat se bonam causam habere, ut iterum conciliuln renovetur : si vobis placet, sancti Pelri apostoli memoriam honoremus, ut scribatur ab his, qui causam examinarunt, Julio Romano episcopo, et si judicaverit renovandum esse Judicium, renovetur et det judices j si autem probaverit, talem causam esse, ut non replicentur ea, quse acta sunt, quae decreverit coniirmata erunt. Si hoc omnibus placet ? Synodus respondit : Placet.

Ce canon se divise en trois parties ^ ; et en effet la collection dlsidore en a fait trois canons diffét*ents, le deuxième^ le troisième et le qualrièriie de sa liste ; Denys et la Prisca n'en font qu'un seul et ^'accordent en cela avec le texte grec.

Le canon 13' d'Antioche, pluö clair et plus complet que celui de Sardique, est le meilleur commentaire de la première partie. Tous deux défendent à Tévêque Texercice des fonctions de sa charge, pritioipaléiïient les ordinations, dans un diodèse étranger, à moins d'y être appelé par le métropolitain ou l'évêque diocésain. Dans ce cas, la défense est levée, <c afin que le concile ne paraisse pas vouloir enlever aux évêqueS l'occasion de se rendre, par amitié, de mutuels éeHîcëa. i^ C'est eiicé sens, qu'il faut, pensons-nous, dolnprerldrë les derniers mots de la première partie : Stà to jjlyj §05t£tv yjixaç t«^ t^ç «Y«^^ç àxoxXsisiv xuXaç. ou bieti : ne i>iâeamur januani claudere ca^ ntatis; et non pas dans le sens de Fuchs qui traduit : « autrement A* paix et l'amour sei-aient détriiits, » fc'est-à-dire si un évêque s'intï'oduisàit dans une province étrangère,

• ^^'is avoas introduit dans le texte du canon les chiffres (1^ 2^ 3^ qui disungtifeût ees trois partiel. (H. L.)

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An lieu de, in qua sunt episcopi^ on Ht dans un manuscrit romain: in qua non sunt episcopi ; le sens de Tordonnance serait alors : «un évêque ne doit pas exercer de fonctions ecclésiastiques dans un dio. cèse étranger, pas même dans le cas où ce diocèse n'aurait aucun [ évêque. » Quoique cette variante manque dans le texte grec et dans les manuscrits latins, et ne soit pas mentionnée par les commentateurs du moyen âge tels que Zonaras, etc., elle a été acceptée par Van Espen qui y relève une contradiction avec ce qui suit : « à moins qu'il n'ait été appelé par ses frères » (c'est-à-dire par les évêques de cette province, comme l'indique le 13" canon d'Antioche), etil en a donné ce sens tout à fait arbitraire : « à moins qu'il n'ait été nommé par ses frères évêque de la province qui est sans pasteur, »

La seconde partie du canon présente quelque analogie avec le 5* canon de Nicée, qui veut que les discussions entre évêques soient jugées dans la province même (par le synode provincial), sans recourir aux évêques d'une province étrangère. Ce sens, seul admissible, est dénaturé dans deux manuscrits latins de la collection de Denys, en particulier dans celui que Justel a fait imprimer. Au lieu de ne unusy on lit unus : et cette simple omission met le 3* canon en contradiction avec toute la discipline de ce temps.

La troisième partie du canon établit dans un cas spécial une exception à la règle émise dans la seconde partie ; au-dessus du tribunal de première instance formé par le synode provincial, elle établit un tribunal de seconde instance. Cette troisième partie et les deux canons qui suivent posant le principe de V appel à Rome y ont été jusqu'à ce jour l'objet de discussions très vives entre canonistes^.

1, Cette question 6^V appel à Rome, une des plus épineuses dans la pratique, ainsi qu'en témoigne l'histoire de TÉgiise, élaità Sardique plutôt e/£leurée que traitée. Nous avons abordé dans des notes (p. 504, n. 6, 7 ; p. 505^ n. 3) la question de l'appel d'Apiarius au pape de Borne dont nous avons parlé à'AusV Afrique chrétienne^ iii-12, Paris, 1904, t. i, p. 82, n. 5 ; t. ii, p. 130. Outre le travail encore utile de Chr. Lupi» De appellationibus ad Apostolicam Sedem tribas £cclesia sxculiSy dans Oper a ^ 1726, t. vin ; réimprimé dans Thés. hist. eccles,^ 1840, t, V, p. 251-309; M. A. Capello, De appellationibus Ecclesix africanx aà Borna nam Sedem ^ dissertation in-8, Paris, 1622 ; in-8, Romae, 1722. Cf. itfemoires de TreVowa;, 1724, p. 234-260, Rossignol, Droits de justice et d'appel au moyen âge, dans le Recueil acad, législ,^ Toulouse, 1868, t. vu, p. 7 sq. ; A. W. Ha d dan, Appeal^ dans bmith Cheetham, Viciionary of Christian antiquities, 1875, t. I, p. 126-133; Hebenstreil, ffistoriajurisd, Ecclesix ex legibus utriusque cod, illustrata, in-^y Lipsiae, 1773; Schilling, De origine jurisd, Ecclez.V^ causis civilibus, in- 8, Lipsi«, 1825 ; Jungk, De originibus et progressa episcof,

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