Palma, of, cit,, p
décider à Rome sur Taffaire; pour établir ce droit ils expliquaîem dans un sens inadmissible, les derniers mots du 4" canon : èàv u; tyJç *Po)|Jt.aio)v k'Kiay.oTzoç y,. T. X* .
Voici maintenant nos conclusions sur le sens de ces trois canon de Sardique :
1) Si un évêque déposé par ses comprovinciaux croit avoir lebQ. droit de son côté, il peut en appeler à Rome soit par lui-me^jj, (5*^ canon), soit par l'intermédiaire de ses juges en première instance (3® canon).
2) Rome reçoit ou rejette l'appel. Dans le dernier cas, elle cou, firme le jugement rendu en première instance ; dans Tautre cas, elle constitue un tribunal de deuxième instance (c. 3).
3) Pour juger en deuxième instance, Rome fait choix d'évêques voisins de la province de Taccusé (c, 3 et 5.)
4) Le pape peut aj oindre ses propres légats à ces évêques, et ces légats présideront en son nom (c. 5),
5) Dans le cas où un évêque, déposé en première instance, en appelle à Rome, on ne peut disposer de son siège épiscopal avant la confirmation du premier jugement par le pape ou la décision rendae par le tribunal de deuxième instance ^. [
Dans Taffaire du prêtre Apiarus de Sicca (en 417-418) le pape Zozime invoqua les canons de Sardique, qu'il confondait avec ceux du concile de Nicée ^. Dans la suite des temps le droit canon définià Sardique a été modifié, le synode provincial a perdu le pouvoir de déposer, même en première instance, un évêque de la province ; ce droit a été déféré au pape, parce qu'il s'agissait là d'une cause majeure. C'est au IX® siècle, que nous constaterons pour la premier« fois l'existence de ce nouveau droit canon issu du temps et des circonstances ; il apparaît lors de la discussion entre les H i ne mar, c'està-dire au sujet de Rot h ad e de Boissons et d'Hincmar le jeune, évêqn«:
1. Palma, op. cit,y p. 9'A ; Butlerini, o/>. cit., p. 950, n. 10.
2. Marchetiî parle d'un ancien écrit concernanl le concile de Sardique lO^^'; tulé: Del concilio dl Sardica e de suoi canoni su la forma de giudizi ecck siastici, Rom., 178o ; et en particulier les trois canons que nons venons (i* commenter. Il ne m'a pas été possible de mettre la main sur cet écril ; ^^^' d'après ce que dit Marchetti lui-même, la perte «e serait pas grande.
3. Voir p.504,11. 6, 7 ; p. 505,note 1, 3. Sur le texte des canons de Sardiq»«leur suture avec les canons de Nicée dans les collections romaines, la cla'^' finale et les signatures épiscopales, cf. Fr, Maassen, Ge^cAtcA^e des Quell^^^^ der Literatur des cafionisçken Rechts ^ in -8, Graz, 1870, 1. 1, p, 5065. (H. I^«)