‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 124 sur 403 · LES CANONS DE SARDIQUE · texte numérisé non relu

LES CANONS DE SARDIQUE

à Tempereur ; mais après s'être rendu compte de l'affaire, afin d'être instruit des affaires de sa province et d'être en mesure d'écarter les pétitions injustifiées de ses suffragants, comme aussi pour appuyer celles qni sont justes. Zonaras, Balsamon et Aristène expliquent autrement cette partie de notre canon. « Si un évêque veut envoyer à l'évêque de la résidence impériale une pétition destinée au souverain, il adressera celle-ci au métropolitain de la province (d'après Aristène, à son propre métropolitain)^ et ensuite ce métropolitain enverra son diacre muni de lettres de recommandation pour l'évêque ouïes évéques présents à la Cour. » Les premiers mots du canon Tcpbç àSeXçbv xat auvÊXiay.ozov ne sont pas entendus dans le même sens, d'où la divergence entre les explications. Pour nous, qui entendons parla le métropolitain, nous regardons la petite phrase 6 èvT^ jxdsovt TüYX«v(j)v iroXei, tojt' Iciti t^ [^/^Tpo::6)v£t, comme une explication de ffuvexiffxoxoç, puis le participe Tüy^avcov comme mis à la place de Tüyj(iv£i, et nous faisons commencer la phrase suivante avec «6x0«; xatTOvStaxovov. Beveridge a interprété ce canon de la même manière. Zonaras et d'autres commentateurs supposent au contraire que ffUVÊularxoicoç désigne l'évêque de la résidence temporaire et ne .voient pas dans à Iv ty; [/.dÇovt x. t. X. une explication de ce qui précède, mais le commencement de la phrase suivante, et dans ce sens : «le métropolitain doit, etc.» D'après cette explication les mots qui expriment cette pensée : « l'évêque doit s'adresser au métropolitain, » manquent complètement ; de même cette phrase supplémentaire : « ce auveTCicxoTucç est Tévêque de la résidence, » fait aussi complètement défaut et rien dans le début du canon ne tient lieu de cette explication, et ne la remplace. Remarquons encore que . les explications des scoliastes grecs s'éloignent trop du texte latin, W^\ tandis que les nôtres s'accordent constamment avec lui ^ ; à la finde cette phrase, il est question de plusieurs auveTCia-xoT^otç présents à la cour, et non d'un seul évêque qui, d'après Zonaras et Balsamon, serait désigné par les premiers mots du canon.

La secondepartiedu canon est ainsi conçue : « Si un évêque ayant

des amis à la Cour, veut se servir de Tun d'eux pour présenter une

demande juste, il ne lui est pas défendu de les faire solliciter par un

diacre et d'obtenir leur appui. »

La troisième partie, qui dans Denys et dans la Prisca forme la

1. La traduction latine dont nous avons parlé plusieurs fois ne peut être ici d'aucun secours, parce qu'elle a subi de graves altérations.

première partie du 10* canon, tandis que le 10* canon d'après IßidpTu ne comprend que le dernier alinéa, contient rordopnance ^y vante : « Les évêques qui viennent à Rome solliciter l'empereur dol vent au préalable en donner connaissance à Jules, notre pherfrèreç^ collègue dans Tépiscopat, qui en appréciera le bien fondé et, s'il y lieu, les transmettra à la Cour en ayant soin de les appuyer etdehj faire appuyer. »

La suite du texte latin qui, dans Denys et dans la Prisca, forp\e la seconde moitié du 10* canon, et dans Isidore le 10* tout entier, ne peut être tenu pour un canon proprement dit ; ce n'est qu'une péflô. xion sensée de l'évêque Alypiusde Mégare en Acbaie ^, dont voiclje sens : Les évêques ont raison d'aller à la Cour pour soutenir lu just<' cause des orphelins, des veuves et des malheureu^t ; maïs s'il^ae s'occupent que de choses qui attirent l'envie et le blâme, il n'est paj nécessaire qu'ils aillent à la Cour ^.

Can. 10 3.

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Osius episcopus dixit : Et hoc necessarium arbitrer, ut diligentissiï" |

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