‹ Histoire des conciles d'après les documents originauxChapitre 130 sur 403 · LES CANONS DE SARDIQUE · texte numérisé non relu

LES CANONS DE SARDIQUE

Si quelques clercs siégeant au procès ^ constatent dans Taccusé orgueil et fierté, ils doivent, par des paroles sévères et graves, le remettre dans le droit chemin ; car un évêque ne doit pas souffrir l'orgueil et d'injustes critiques, et il importe que ses ordres soient observés. Car, de même qu'un évêque doit montrer de l'amour et de la condescendance pour ses subordonnés, de même ceux-ci doivent fidèlement remplir à son égard les devoirs de l'obéissance. »

Le 5*" canon de Nicée et le 20® du concile d'Antioche, tenu en 341, renferment des prescriptions analogues. Le canon de Sardique a été inséré dans le Corpus Juris canonici ^.

Les trois textes latins des canons de Sardique offrent ici un canon particulier aux Latins, et qui porte dans les collections latines le n« 18.

Can. 18 {des Latins),

Januarius episcopus dixit : Illud quoque statuât sanctitas vestra, ut nulli episcopo liceat alterius episcopi civitatis ministrum ecclesiasticum solUcitare et in suis parochiis ordinäre. Universi dixerunt: Placet, quia exhis contentionibus solet nasci discordia, et ideo prohibet omnium sententia, ne quis hoc facere audeat.

Janvier, qui px^oposa cette ordonnance, était évêque de Bénévent en Campanie. Voici le sens : « Il n'est pas permis à un évêque de gagner le clerc d'un autre évêque et de l'ordonner pour son diocèse. » Ce canon manque dans le texte grec où cependant il devait se lire autrefois, car il figure dans l'ancienne traduction latine ^.

Le 16^ canon de Nicée porte une ordonnance analogue, et le canon suivant, qui se lit dans le texte latin comme dans le texte grec, traite la même matière. Aussi le Corpus Juris canonici SL^t-il réuni ces deux canons, les 18® et 19® du texte latin, en un seul *.

Can. 15 5.

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1. Zoaaras explique ainsi ce passage : « Si quelques clercs, appartenant au même diocèse que Taccusé, remarquent qu'il est orgueilleux, ils doivent, per correptionem fraternam, l'avertir de ce défaut. »

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