DOCUMENTS DU CONCILE DE SARDIQUE
t* ns ^ï^^ ^'^^ ait faites pour les y amener. Ce qui les effrayait
core c'est que plusieurs évêques et plusieurs prêtres mal-
P . , g^y eux étaient venus en personne porter leurs accusations,
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. avaient fait appel à leurs connaissances ou à leurs amis; ils 1 'ent même montrer les chaînes qu'ils avaient portées. La fureur usébiens) avait ete si loin que plusieurs eveques, entre autres Tii' dule (probablement Tévéque de Trajanopolis), n'avaient pu ' Il ooer à la mort que par la fuite. Des députés de plusieurs dio- , s'étaient également rendus à Sardique pour faire comprendre concile les actes de violence qui avaient accompagné l'expulsion A s évêques orthodoxes et Tinstallation des évêques et des prêtres ' trus et ariens. Les Orientaux, jugeant leur cause insoutenable ,, vaient quitté Sardique; néanmoins le concile avait examiné toute Taffaire avec grand soin, et les actes avaient prouvé que les Orientaux n'étaient que d'adroits calomniateurs et de faux témoins : on y avait vu qu'Arsène vivait encore, qu'on n'avait jamais brisé de calice et le cas qu'il fallait faire des procès-verbaux de l'enquête dans la Maréotide. L'orthodoxie de Marcel demeurait indemne et l'innocence d'Asclépas attestée précisément par les accusations de ses adversaires. En revanche, la preuve était faite du rétablissement sur leurs sièges épiscopaux des évêques jadis déposés pour cause d'hérésie; bien plus ils avaient été élevés à de plus hautes dignités. Les principaux ckefs de ce parti étaient Théodore d'Héraclée, Narcisse de Néronias, Etienne d'Antioche, Georges de Laodicée, Acace de Césarée, Ménophante d'Éphèse, Ursace de Singidunum et Valens de rgßgi Mursa, qui, en faisant route vers Sardique, avaient tenu des conciliabules «t empêché les autres Orientaux de se réunir au concile, ainsi que l'ont attesté Macaire et Astérius^ leurs compagnons de route. Après leur départ de Sardique, leur culpabilité a été prouvée dans les crimes dont on les accusait, les calomnies, les actes de violence, les lettres falsifiées, les coups, les emprisonnements, le viol des vierges consacrées, la destruction des églises, etc. Ils ont été convaincus, ce qui était pire, d'avoir réveillé Thérésie d'Arius; aussi le concile à-t-il déclaré innocents Athanase, Marcel et Asclépas, excommunié les chefs des eusébiens. On ne devra donc plus communiquer ^vec euK, et chaque évêque signera les actes de Sardique, comme s'il ^^it assisté en esprit à leur rédaction, afin que l'union règne entre ^s les serviteurs du sanctuaire *.
' QiiftQt au prétendu symbole de Sardique, qui dans Théodoret et dans litres auteurs fait suite à cette lettre synodale, [cf. §. 63, et. pour le texte du
Le second document du concile de Sardiqiie est une lettn adressée à l'Eglise d'Alexandrie^. Athanase nous en a conservé It texte grec ^, mais elle ne se trouve pas dans saint Hilaire. La voici; « Les amis de Tarianisme avaient été empêchés par leur mauvaise conscience de prendre part au concile, et celui- ci avait ratifié le juge. ment porté en faveur d' Athanase par le pape Jules, jugement foadé sur les dépositions de quatre-vingts évéques. Tous les membres du concile de Sardique avaient reconnu qu41 était légal d'être en com.
pseu do- symbole de Sardique ; Théo do net, Hist, eccles.y 1. Il, c. vi, ?. C^ t. Lxxxii, col. 1000 sq. ; Mansi, op, cit„ t. vx, col. 1215 sq. ; Ballerinî, ^.Uûm Opera, t. m, p. 605 sq. ; A. Hahn, Bibliothek der Symbole und Glaubensregek der alten Kirche y in-8, Breslau, 1897, p. 188 sq., n. 157. Ce symbole n est prohablement quune explication de la foi de ^'icée projetée par Osîus deCordooe et Protogène de Sardique, On y remarque, écrit X. Le Bachelet, fActiom.k théol, cathol , t. i, col. 1813 $q., plusieurs yioints notables, une allusion am erreurs christologîques des ariens, quand il est dit qu'en Jésus-Chrîst rhomm« a souffert et non pas le Verbe ; l'affirmation explicite de l'éternité du Fils etde son règne; lu reconnaissance d'une cert«iine supériorité dans le Pèie cnoopai en vertu d'une substance autre ou d'une diversiiéquelconque, m ai s eu égard au nom de Père qui est plus grand que celui de Fils » ; surtout, Temfloi du mot •jwoo-Tafriç dans le sens dVio-t«, ce qui fait qu*on maintient dans les trois per«; sonnes de la Trinité une seule Hypostase, |x{av xinoazoimv , Sous ce dernier rap- \ port) ia feuille de Sardique témoignait chez quelques Occidentaux d'une allî* tude intransigeiinte en fi^it de terminologie que nous retrouverons pluslardso^ concile de 362 ; c'est le signal de la querelle des trois hypostases, Th.de RégDoo, [ Etudes de théologie positive sur la sainte Trinité^ in-8, Paris, 189J, l'e seriti [ p, 167-169, (H. L.)]
1. Mansî, Conc, ampliss, coll., t. m, col. 55 ; Hardouin, fo/L conc, t.i, ! col. 655 sq. 1
2. Cette lettre synodale se trouve deux fois dans l'Apologie de saint Atlu* nase, c. xxxvii et xlii, P. G.^ t, xxv, col. 312, 317. La première foB, l'adresst porte : «( A In communauté d'Alexandrie ; » la seconde : < Aux évêquts d'Egypte et de Lybie. 9 Ce n'est cependant qu'une seule et même lettre, et cequiproa^t que la seconde rédaction de cette lettre était aussi adressée aux ^lexandrini ÎH specie^ et non pas aux évéques d'Egypte et de Lybie, c'est que, caiislecb-i pitre XLiii, Alexandrie y est appelée « votre ville » et Athanase c< votri évêquc». ' Ou peut en conclure que celle lettre n'est qu'une copie de la lettre aa Aleiaii'i drins, copie adressée aux évéques d'Egypte et de Lybie. Pour lesneuidixièmes, les deux lettres sont du reste identiques ; celle qui est destinée aux érêquesn'i pas le passage qui concerne lès prêtres alexandrins Aphton, etc., nais ellei Jeux additions qui lui sont parKculières : Tune a la fin du chap. xuietlautR dans le chap. xliii. Voyez les notes 1 et 4 de la page suivante. Sur fe rapport qui existe entre les deux copies de la même lettre, voir VAdmonitio les bénfdictins de Saint-Maur dans leur édition de VApologia Athanasii^ n. vu, P.C., t. xxv, col. 243.