PHOTIN ET LES PREMIERS CONCILES
mains; le canon retire le titre de martyrs à ceux qui se sont donné la mort (c'était le cas de quelques circoncellions). Les autres canons concernent la discipline ecclésiastique et n'ont plus de rapport aux donatistes ^. Les canons 3* et 4® défendent aux ecclésiastiques et aux religieuses, aux veufs et aux veuves, d'habiter avec des femmes ou des hommes étrangers 2; le 5® canon défend aux évêques de recevoir un clerc étranger, s'il n*a pas des lettres de son évêque, et défend de l'ordonner si cet évêque n'y consent ^. D'après le 6* canon, les clercs ne doivent pas se mêler d'affaires temporelles ; d'après le 7*, on ne doit admettre aucun étranger à la communion eucharistique s'il n'a pas des lettres de son évéque. Le 8® canon défend d'ordonner un tuteur, le 9® étend cette défense à tous ceux qui s'occupent des affaires des autres; le 10® recommande aux clercs de ne pas se nuire mutuellement par jalousie ; le 11® veut que Ton punisse les clercs orgueilleux, le 12® que l'on soit fidèle à tenir les traités qui ont été conclus, le 13® défend aux clercs de faire l'usure, enfin le 14® punit de peines sévères ceux qui transgresseront les statuts du concile.
7i. Pbotin et les premiers conciles tenus à son occasion.
Le nom de Photin, évêque de Sirmium, a été mentionné ici plusieurs fois déjà; ce personnage donna lieu après le concile de Sardique à toute une série de synodes.
Marcel d'Ancyre *, dans l'espoir de couper court aux arguments
sur le dos de l'évêque (can. 12). L'uttitude de Gratus est celle d'un homme modéré qui redoute les interventions. C'est bien le type d^homme que dépeint Hosius de Cordoue, au concile de Sardique, lorsqu'il parle de «ces évêquesafricaiiis, qui dédaignent et méprisent les conseils sulutaires de notre très saint frère et co-évêque Gratus » {Conc. Sardic,^ can. 8). (H. L.)
1. Nous croyons cependant qu'on peut rattacher aux deux premiers canons le dernier de la série qui édicti des mesures sévères contre clercs et laïques indociles ou rebelles aux prescriptions du concile ; ces mesures devaient atteindre surtout les donatistes et les circoncellions. (H. L.)