Voir les canons 13e et 15e de Sardique
4. iMarcel d'Ancyre, sans tenir un des premiers rôles dans le conflit arien, est beaucoup plus et beaucoup mieux qu'un comparse. On le connaissait depuis longtemps et on était assuré de le retrouver dans toutes les bagarres théologiques, aussi reparaît -il sans cesse dans notre Histoire des Conciles et il y aura intérêt à l'étudier une fois pour toutes. Il avait assisté (Mansi, op. cit.^
que les ariens apportaient contre la foi de Nicée, s'était laissé aller à des expressions et à des opinions hétérodoxes. Il avait imaginé une distinction entre le Logos et le Fils. D'après son langage le Flk était la réunion du Logos avec l'homme Jésus; le Logos était l'enten.
t. II, col. 527, 5H4) et présidé (peut-être et c'est même fort douteux malgré le Libellas synod.y ssec. iv, Mansi, op, cit.y t. ii, col. 539) au concile d'Ancyre de 314 (Zahn, Marcellus von Ancyra^ p. 8, contredit Hefele sur ce point d'ail. leurs peu important). C'est à Nicée que Marcel brûle ses vaisseaux et se donnt à l'ortliodoxie consubstantielle. Marcel, Epist.y P, G., t. xxiv, coi. 834; S. Jules, Epist., dans S. Atlianase, Apolog, cont. arian., c. xxiii, P. G., t. xxt, col. 285. Cf. Gelzer, Patrum Nicœnorum nomina, in-12, Leipzig, 1898, p. 224. Cependant on ne parait pas faire alors grande attention à lui et son activité ou son mérite littéraire semblent passer inaperçus. Ce n'est que dix ans plus tard qu'il se signale par sa politique ecclésiastique et un premier écrit théologique de certaine étendue. A partir de ce moment on ne le perd pas de vue. Les conciles de Tyr et de Jérusalem s'occupent de lui, le concile de Constanlinople, en 336, le condamne. S. Hilaire, Fragment um III ^ n. 3, P. L., t. x, col. 661. La théologie de Marcel développée par Pholin ne manque pas d'intérêt. Oa n'en peut juger que d'après les fragments subsistants de son livre dont le titre même est inconnu. M öl h er, Theologische Studien und Kritiken, 1869, p. 149 ; Zahn, op. cit., p. 49. Saint Hilaire le désigne par son aspect le plus discuté quand il dit : liber quem de subjectione Domini ediderat ; était-ce là le litre même ? ou peut garder quelque hésitation à ce sujet. BatiÛ'ol, La littératm grecque, 1097, p. 272, convertit ce titre latin en : lïepl xi\ç toO uiou \inox%'(T^, C'était un violent écrit de controverse provoqué par un livre du lucianiste Asterios et devenant vite une attaque contre tout ce que le parti eusebien comptait de gens illustres, morts ou vivants. Outre ce qu'une semblable offeusive comportait de cran crie, c'était en plus une nouveauté, car Nicée n'avaîl guère de défenseurs dans le monde littéraire. Marcel repoussait énergiquemeot dans l'eusébianisme ce que cette doctrine tenait de i'urigénisme et de Tarianisme. Quant à lui, il üe voulait qu'un.Dîeu unique el cet èv npo^conov est pour lui une {xovà; àôiaipexoç ôuvà{i.et. En même temps, il admet une certaine différenciation en Dieu, simple [xovàç jusqu'à la création. Dieu inaugure alors la première période de l'histoire du salut par le TcposXOeïv du Logos qui était éteroellement efi lui. Ce TrpoeXÔetv ôpa<jTi>cï5 èvepyeia n'est pas quelque chose de momentané retournant aussitôt à la condition antécédente. Son. Le Logos esilvii^- ^eia ôpaCTTixïi de Dieu, agissant depuis lors et demeurant ôuvâpiet en Dieu, dm r incarnation du Logos sa sortie du sein de Dieu va jusqu'à un v^zy^ta^ia^ai :o'J Tcaxpbç ôià TYjv T-f^ç <rapxbç àaÔévetav très caractéristique. A ne prendre que le TcveufjLa à la suite du irpoeXöetv, le Logos est sv xat raijTOv avec Dieu ; à ne considérer dans le Sauveur que la xarà o-àpita TipoŒOiQxif), la divinité parait alors èvsfyeta... tJ.övr| TiXatuvetiÔai. Mais le Logos est aussi bien Suvà(i.£idaas l'intervalle compris entre la création et l'incarnation que dans la âeurépa xaxà avÔpcDicov oixovofuot' Dieu et son Logos ne doivent pas être disjoints ; la foi voit dans le Christ historique le Père, le Dieu unique étant devenu visible en lui. D'une manière acalo' gue, Marcel conçoit l'Esprit comme inclus dans le Logos jusqu'à Joa.>xx,22î